Assurance maladie / Bilan 2012 : La vis se serre sur les dépenses de santé

    L’Assurance maladie vient de communiquer son bilan pour l’année 2012, laissant apparaître un recul prometteur des dépenses de santé. Si les frais pour les soins de ville se sont légèrement élevés de 0,5%, de leur côté les médicaments et indemnités journalières d’arrêt de travail régressent respectivement de 1,5% et 1,6%.

    L’Assurance maladie crée la surprise en publiant ses résultats pour son exercice 2012. Pour la troisième année consécutive, les dépenses de santé ont été freinées. Un affaiblissement dû, d’une part, à une faible progression des frais de soins de ville avec un petit 0,5% de plus qu’en 2011, et d’autre part, aux médicaments et indemnités d’arrêt de travail qui ont reculé de 1,5% et 1,6%.

    Les travailleurs absents, lésés par les nouvelles indemnités

    Si aujourd’hui les dépenses pour les indemnités d’arrêt maladie connaissent leur première réduction depuis 2006, c’est en raison d’une nouvelle méthodologie de calcul. Mise en place en fin d’année 2010, elle déleste de quelques centimes, voire de quelques euros, les sommes qu’auraient du percevoir les travailleurs absents avant la rénovation du système. S’ajoutent à ce mode un durcissement des contrôles à domicile pour les patients, mais également plus de vigilance des agents de l’Assurance maladie à l’égard des médecins ayant la main leste sur la rédaction d’arrêt de travail. L’accroissement du chômage pourrait également avoir influé sur cette diminution des indemnités versées, soustrayant une part de potentiels travailleurs absents.

    Remboursements de médicaments et honoraires de spécialistes en baisse

    Les dépenses liés aux médicaments, en recul de 1,5%, incombent directement à la priorisation des génériques, mais également à la baisse des prix des remèdes originaux instaurée par le gouvernement Fillon.

    Du côté des praticiens, les ralentissements des consultations des médecins généralistes et des dentistes, la réduction des tarifs des radiologues et la modération des honoraires de certains spécialistes ont conduit, là aussi, les frais de l’Assurance maladie à s’atténuer.

    Un bilan 2012 qui se révèle donc encourageant pour le futur, notamment pour cette croisade idéaliste que constitue la résorption du déficit de la Sécurité sociale. Un compte-rendu à modérer cependant, 450M d’euros de primes versées aux médecins ayant atteint des objectifs de santé publique et de maitrise des prescriptions seront délivrés dès mars 2013. De quoi alourdir la balance des dépenses.

     

     


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