Bien-être animal : les Français ne consacrent pas assez de temps à la promenade de leur chien

    Une étude menée sur 4 pays européens par un site de mise de mise en relation entre particuliers pour la garde de chiens, a cherché à comprendre comment les maîtres s’occupent de leurs chiens. Des disparités ressortent en fonction des pays. Et les maîtres français n’obtiennent pas les… meilleurs résultats !

    Dans quel pays s’occupe-t-on le mieux des chiens ? DogBuddy.com, une communauté européenne de dog-sitters et de passionnés de chiens sur internet, a présenté les résultats d’une étude* menée sur 4 pays européens afin de connaître les différences comportementales des maîtres envers leurs chiens. Des disparités très importantes et marquantes en fonction des pays, qui ne positionnent pas la France sous son meilleur jour.

    « Nous avons été surpris de constater que certaines nationalités, comme les Français, ont beaucoup d’améliorations à apporter pour optimiser et harmoniser leur relation avec leur animal de compagnie », assure Richard Setterwall, Pdg du site.

    Promenades du chien : les Français à la traîne

    En comparaison avec les autres nationalités, les Français ne promènent pas beaucoup leur chien quotidiennement. Quand les Espagnols sont plus de 75% à le faire plus d’une heure par jour, les Français ne sont que 48% et arrivent à la dernière place du classement, derrière les Anglais (58%) et les Italiens (53%).

    Le sorties du chien sont bien entendu fonction de sa nature et de son besoin d’exercice. Certains chiens ont besoin davantage de se dépenser que d’autres. Mais tous, de manière générale, doivent avoir des contacts réguliers avec l’extérieur. Même s’ils disposent le reste du temps d’un jardin, aussi vaste soit-il.

    Lors de l’absence de son maître, un chien n’a absolument pas besoin d’un espace immense pour se sentir bien. Seule la présence d’un être humain peut le réconforter et le satisfaire. Lui laisser toute la maison ne sert donc à rien, et mieux vaut lui octroyer un espace privilégié où il pourra faire absolument tout ce qu’il veut sans détériorer quoi que ce soit.

    Selon l’étude, les Anglais sont les meilleurs élèves dans ce domaine, puisqu’ils sont 52% à laisser leur chien dans un espace limité, contrairement aux Français (41%), à la troisième place du classement. Les Italiens sont largement laxistes en la matière, puisqu’ils laissent toutes les pièces libres à 59%.

    Et alors que les Italiens sont 62% à ne jamais laisser seul leur chien à leur domicile, les Français sont seulement 37%. Les Anglais sont également très présents (57%) juste devant les Espagnols (44%).

    En revanche, quand les Français laissent leur chien seul, ce n’est jamais pour très longtemps, note encore l’étude ! Ils le font pendant une durée moins longue que dans les autres pays. Ainsi, 65% des Français laissent leur chien moins de 4 heures, juste devant les Anglais (64%), les Espagnols (58) et les Italiens (51%).

    Confier son chien à un tiers : qui est responsable ?

    Cette étude offre l’occasion de rappeler que, concernant les sorties du chien et lorsque que celui-ci est confié à un tiers, la Convention Européenne pour la protection des animaux de compagnie a mis en place une réglementation concernant la garde d’animaux dès lors qu’elle est effectuée à titre commercial. Toutes personnes s’occupant et gardant des animaux doivent avoir déclarer leur activité en faisant une demande auprès de la Direction Départementale de la Protection de la Population (DDPP, ex DSV). Au moins une personne de la structure (lorsqu’il y a plusieurs employés) doit être titulaire d’un certificat de capacité. Une assurance professionnelle (RC pro) doit être contractée par le responsable.

    Le gardien est donc responsable du chien qu’on lui confie, même le temps d’une promenade. Mais si celle-ci n’est que de quelques heures, et confiée à un proche de manière ‘exceptionnelle’’, il n’y aura pas alors nécessairement « transfert de garde » aux yeux de la loi. Le maître resterait donc responsable si le chien était à l’origine de dégâts ou dommage causés à autrui.

    * Méthodologie : étude réalisée en avril 2015 sur plus de 5.000 utilisateurs dans 4 pays européens : Angleterre, Espagne, Italie et France.


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