Objets connectés : les assureurs sont séduits

    Les objets connectés font rêver les assureurs. Toutes les informations collectées par les différents capteurs, applications et programmes sont une mine d’or qui pour l’instant ne concerne que les assurances auto et habitation. 

     Les objets connectés et applications génèrent un flux de données important qui intéresse fortement les assureurs. Cependant, alors que les compagnie d’assurance s’aventurent sur les terrains de l’assurance auto et de la multirisque habitation, ils n’osent pas encore se frotter à la santé révèle le quotidien Les Échos.

    Nous aurons bientôt des mesures sur tout, tout le temps: nous allons pouvoir tout quantifier et cela va tout révolutionner“, confie au quotidien économique Julien Maldonato, directeur conseil industrie financière chez Deloitte France. De fait, les objets connectés récoltent toute une série de données auxquelles les assureurs n’ont jamais eux accès et qui leur permettraient de mieux cerner leur clientèle et par conséquent de mieux cibler les risques.

    Une opportunité

    L’accès à ces données permettrait également aux assureurs d’élaborer de nouveaux produits pertinents et qui répondent à une réelle tendance, nécessitée. “Nous voyons dans les objets connectés une opportunité pour devenir plus proches de nos clients, en termes de services et de tarifs, et pour faire de la prévention”, explique Virginie Fauvel, membre du comité exécutif d’Allianz et présidente de la commission numérique de l’AFA (Association française de l’assurance), aux Échos. 

    La commission numérique a été mise en place en novembre 2014 afin de contrecarrer l’offensive des leaders du Net comme Google, Apple, Windows… Comme l’indique clairement Patrick Durand, manager chez Solucom aux Échos, “ils pourraient en profiter pour mettre la main sur ces précieuses données et cantonner les compagnies d’assurances à un simple rôle d’-indemnisateurs-“.

    De nouvelles possibilités

    Mieux cibler, créer des produits plus adaptés aux profils des consommateurs, mieux cerner les risques… les assureurs mettent en avant ces arguments pour faire valoir leur légitimité à avoir accès et traiter ces données. De premières incursions sont tentées pour l’assurance auto et l’assurance habitation. Pour le secteur de la santé, les données sont considérées comme trop sensibles.

    D’ailleurs les Français se méfient, les assureurs l’ont compris et affirment simplement agir de façon désintéressée pour le bien-être de ses clients.

    Les objets connectés ouvrent une myriade de possibilités aux assureurs, notamment dans l’élaboration de produits. De fait le secteur commençait à se trouver en difficulté pour innover et proposer de nouveaux produits pertinents. Les bracelets connectés viennent chambouler cette dynamique et stimuler un secteur qui voit de nouvelles opportunités s’ouvrir.


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