Santé animale : les chiens préférés des Français en 2015

     Selon les dernières statistiques, le nombre de naissances de chiens de pure race en France est en progression. Face au phénomène de mode que connaissent certaines races de chiens, les futurs maîtres ont tout intérêt à se montrer vigilants et prendre le temps en vue de l’acquisition de leur chiot. Afin d’éviter tout problème de santé ou de comportement.

     Depuis ces 5 dernières années, le nombre de chiens de pure race continue sa progression. Même si la population féline a pris les devants sur la population canine. En 2014, selon les dernières statistiques de la SCC (Société centrale canine), 218 320 chiens de pure race ont été enregistrés au LOF (Livre des origines français) dont elle a la gestion. Contre 215 365 en 2013.

    Trio de tête inchangé

     En 2014, pas de surprise pour la première place du Top 20 : le berger allemand est indétrônable avec 11 192 naissances.

    La famille des bergers belges arrive comme l’an dernier en deuxième place. Mais elle dépasse la barre des 10 000 inscriptions pour s’établir à 10 306 naissance (9 614 l’année précédente). Le berger belge se rapproche donc de plus en plus du berger allemand. Avec toujours en tête le malinois qui totalise dans sa « famille » 8 096 naissances à lui seul.

    Comme en 2013, le golden retriever conserve la troisième place (8 826 naissances), même si son cheptel connaît une légère baisse (9 069 naissances en 2013).

    Amstaff et staffie : toujours plus !

    C’est à partir de la quatrième place que les tendances évoluent. Et que les changements sont notables. L’American Staffordshire terrier (amstaff) crée la surprise et se hisse en quatrième position du Top 20, fort de ses 8 575 naissances en 2014, (+ 16% par rapport à 2013 où il était en 6e place).

    Rappelons qu’il est indispensable d’acquérir un chiot amstaff inscrit au LOF. Dans le cas contraire, il entrerait en première catégorie telle que définie par la loi de janvier 99 sur les chiens dits dangereux. Et donc interdite de possession (et d’importation) en France. Les chiens de première catégorie ne peuvent pas non plus être utilisés pour la reproduction.

    La progression du staffie « profite » à son cousin et ancêtre le Staffie (Stafforsdshire bull terrier). Pour lui aussi, l’acquisition doit se baser sur un chien inscrit au livre des origines français. Car même s’il n’est pas considéré comme chien dit dangereux aux yeux de la loi, il le deviendrait pour un chiot non inscrit au LOF. Le staffie passe donc de la 13e à la 8e place du Top 20 (6 510 naissances, + 25% par rapport à 2013 et… 269% par rapport à 2009).

    En 2014, le berger australien (8 352 naissances, contre 7 712 en 2013) poursuit son envolée. S’il perd une place au Top 20, en passant de la 4e à la 5e, ce berger fait toujours partie des races montantes.

    Le labrador regagne peu à peu du terrain (7 277 naissances) et le Cavalier King Charles (- 2 places avec 7 070 naissances) suivent dans le classement.

    Le chihuahua, toujours très en vogue, maintient sa neuvième position (6 308 naissances). Alors que le bouledogue français, qui s’est fait ravir sa 8e place par le staffie, vient clore le Top 20.

    A noter également que le cane corso (chien de cour italien) poursuit sa progression (4 687 naissances, contre en 2013, + 16%). Il prend désormais la 14e place détenue auparavant par l’épagneul breton, qui se positionn en 15e place. .

    Au 5 dernières marches du Top 20, on retrouve enfin le beagle (4 225 naissances), le bouvier bernois (3 857), le teckel (3 635), le berger de Beauce (avec ses 3 364 naissances, il fait son retour dans le Top 20) ; puis enfin le shih tzu (3 242 inscriptions au LOF).

     Les effets pervers de la mode

    La mode peut avoir des effets pervers sur les races. Cela engendre souvent une production de piètre qualité qui doit inciter le futur maître à prendre son temps : visiter plusieurs élevages ; demander à voir au moins la mère des chiots ; réclamer les tests ADN qui, lorsqu’ils existent, permettent de vérifier que les parents du chiot sont bien indemnes de certaines tares génétiques.

    Si le maître souhaite par la suite assurer son animal , les maladies héréditaires entrant dans le cadre des exclusions de la plupart des contrats d’assurance santé animale, les frais vétérinaires ne seraient pas pris en charge. A l’exception de la dysplasie de la hanche où il est possible de trouver des formules de mutuelle pour chien, et sous réserve d’examens à effectuer de manière précoce, qui prendront en charge les frais vétérinaires liés à cette maladie.

    Choisir un chiot correctement socialisé a aussi toute son importance. Afin d’éviter les troubles du comportement qu’il pourrait par la suite développer. Même si là aussi, quelques contrats d’assurance prennent en charge les frais liés à ce genre de problèmes.


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