Santé animale : 95% des puces du chien et chat sont présentes dans l’environnement

Les puces ne passent pas leur temps à sauter d’un animal à l’autre. Elles sont parfois davantage présentes dans l’environnement que sur le dos des chiens et chats ! Il n’empêche qu’elles peuvent les infester. Et outre les démangeaisons, transmettre allergies et maladies. De nouveaux traitements sont disponibles.

Bien que les puces puissent sauter l’équivalent de la hauteur de la Tour Eiffel pour un homme, les puces ne cherchent pas spécialement à passer d’un animal à l’autre.

Dès lors que les puces ont trouvé un hôte (chien ou chat) où elles pourront satisfaire leur repas de sang, elles ne passent pas toujours chez le voisin !

Parasites : traiter aussi l’environnement

Mais durant leur vie, les puces passent en moyenne 95% de leur temps dans l’environnement.

C’est ainsi qu’elles colonisent les habitats : moquettes, tapis, lames de plancher, endroits de couchage des chiens ou chats, jardins, etc.

Les 5% de puces restantes se trouvent sur les animaux. Du printemps à l’automne où elles vont revenir en force, on estime en moyenne à 60% le taux de chats infestés par les puces, et 40% pour les chiens.

Il existe quelque 2.000 espèces de puces. La plus répandue chez les animaux domestiques est la puce du chat (Ctenocephalides felis), que l’on retrouve aussi chez le chien. Ce dernier hébergeant également Ctenocephalides canis (puce du chien).

Un animal qui ne se gratte pas ne signifie pas qu’il n’a pas de puces. Les puces sont des parasites, en dehors d’une infestation massive, qui peuvent somme toute se faire « discrètes »

Certains chiens ou chats sont plus ou moins sensibles aux piqûres de puces et peuvent en revanche déclencher une réaction : DAPP, dermatite par allergie aux piqûres de puces. Ce qui nécessite une prise en charge vétérinaire que rembourse l’assurance santé animale du chien ou du chat.

Lutter contre les vers intestinaux est essentiel

Les puces ne font pas que provoquer des démangeaisons. Elles peuvent aussi transmettre au chien ou au chat des maladies.

Comme le ténia (Dipylidium caninum). Il s’agit d’un vers (parasite interne) de forme plate s’apparentant à un petit grain de riz blanc.

Le danger est la possibilité de transmission du ténia à l’homme. Les enfants se laissant lécher le visage par leur animal ou bien encore portant les mains à la bouche après avoir jouer avec lui y sont prédisposés.

Les puces peuvent aussi transmettre au chat une autre maladie à son tour transmissible à l’homme : la bartonellose. Encore appelée maladie des griffes du chat.

Lutter contre les puces (mais aussi contre les tiques et autres parasites externes) s’impose donc comme une évidence. Cela doit constituer la base de la prévention avec un traitement contre les parasites internes (vermifuge).

De nouveaux traitements « 2 en 1 » contre les parasites externes et internes

En fonction du mode de vie de l’animal, son âge, son poids… le vétérinaire préconisera les protections les mieux adaptées : spray, pipette, cachet. Et il établira un calendrier.

Si chien et chat cohabitent ensemble, quelques précautions pourront être à prendre. Car certains traitements antiparasitaires pour chien ne doivent en aucun cas être utilisés chez le chat.

De même, certaines races de chiens (colley, berger australien et autres chiens de couleur ‘’merle’’…) présentent une sensibilité à certaines molécules. L’avis du vétérinaire est donc important dans le choix des traitements.

Il existe aussi désormais des antiparasitaires, à base de nouvelles molécules, qui luttent dans le même temps contre les parasites externes et internes. Et permettent de limiter la « contamination » de l’environnement.

Délivrés sur prescription, leur achat peut bénéficier du forfait prévention contenu dans certaines formules d’assurances santé animale.

Sous forme de spot-on (pipettes) ou de cachets au goût appétant, ces traitement efficaces facilitent l’application et/ou l’administration. Et permettent une bonne observance.