Qu’est-ce qu’un bon contrat d’assurance-vie ?

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La notion de « bon » contrat d’assurance-vie peut faire l’objet de multiples débats. Good Value for Money a souhaité par la présente apporter quelques points pratiques d’éclairage, ancrés dans la « vraie » vie du fonctionnement des contrats.

 

Point-clé n° 1 : Un contrat d’assurance-vie est indissociable de son mode de souscription

Etant habituellement souscrit par l’épargnant via un intermédiaire d’assurance (à savoir : sa propre banque, un conseiller en gestion de patrimoine, le bureau d’une mutuelle sans intermédiaire…), un « bon » contrat d’assurance-vie est d’abord un contrat pour lequel l’intermédiaire a écouté son client et ses attentes, a exercé son devoir de conseil et lui a proposé un contrat (avec tout le montage associé en termes de choix d’unités de compte, d’options financières…) adapté à ses besoins.

Un contrat « pas nécessairement bon » souscrit via un CGPI qui fait son travail, propose des arbitrages à bon escient et accompagne son client dans le temps peut finalement délivrer des performances correctes.

A l’inverse, le même contrat souscrit via un CGP bancaire qui change de poste l’année suivante et laisse son ancien client face à lui-même et à des unités de compte qu’il ne comprend pas peut conduire à des performances bien inférieures à un simple placement sur un Livret A.

 

Point-clé n° 2 : Un contrat d’assurance-vie doit être appréhendé dans le temps

Un contrat d’assurance-vie n’est pas un produit de « grande consommation ». Ce n’est pas un « lave-vaisselle » acheté en raison d’une promotion du magasin en se disant que de toutes les façons, on pourra le remplacer au bout de 5 années.

Compte-tenu des règles fiscales qui s’appliquent à l’assurance-vie, un contrat doit toujours être souscrit dans une perspective de moyen / long terme (avec un horizon de 8, 10, 12, 15 années voire au-delà).

La vraie question à se poser derrière est de savoir si la compagnie (ou l’association) qui vend le contrat applique une politique de rotation de ses produits similaire à ce qui se pratique dans la grande distribution ou si elle s’aligne avec la perspective de durée de placement de ses clients.

 

Point-clé n° 3 : Le taux servi sur le fonds en euros n’a aucune raison de tomber à la cave

S’il est exact que les rendements des obligations a fortement chuté depuis ces 40 dernières années (avec désormais une OAT à 1,00 % le 11 avril 2017), certaines compagnies ont tendance à surexploiter cet argument pour servir des rendements anormalement bas. Pour mémoire, le rendement des actifs généraux (« rendement financier brut des placements des fonds en euros ») s’est globalement étalé entre 2,80 % et 3,40 % en 2016.

Une baisse du taux servi sur le fonds en euros est normale. En revanche, servir un rendement de 1,30 % (net de frais) lorsque l’actif général génère du 2,84 % en 2016 est pour le moins audacieux.

 

Point-clé n° 4 : Si un contrat comporte des unités de compte, ce n’est pas uniquement pour faire vivre la société de gestion d’actifs du groupe d’appartenance de la société d’assurance-vie

Good Value for Money a toujours prôné une diversification raisonnée de l’épargne sur les contrats d’assurance-vie avec, par exemple, un taux d’unités de compte de l’ordre de 20 à 25 % lorsqu’on se situe sur un horizon de temps de 8 années.

Avec le temps et au regard des encours considérables captés par l’assurance-vie, bon nombre de groupes financiers ont pu avoir tendance à placer systématiquement leurs supports financiers « maison » dans leurs contrats. Si cela se conçoit aisément dès lors qu’il s’agit de « bons » supports en termes de performance financière, Good Value for Money attire l’attention sur deux aspects :

  • Une ouverture à des supports financiers externes au groupe d’appartenance est hautement souhaitable.
  • Si le contrat comporte bon nombre de supports « maison », ceux-ci doivent être lisibles et délivrer de réelles performances dans le temps pour les épargnants.

 

Point-clé n° 5 : La facilité et la rapidité de réalisation des actes de gestion (arbitrage, rachat partiel…) doivent être appréhendés avant la souscription

Si les articles de presse concernant l’assurance-vie sont très souvent centrés autour des niveaux de frais et de la performance du fonds en euros, la vraie vie d’un contrat intègre la réalisation d’actes de gestion. C’est souvent là que le bât blesse et que l’épargnant peut avoir de bonnes comme de moins bonnes surprises.

L’expérience du marché montre que les meilleurs opérateurs permettent de réaliser un rachat partiel en 48 heures chrono, tandis que d’autres feront attendre plusieurs mois et dépenser beaucoup d’énergie… avec en outre le risque d’une variation importante de valeur des unités de compte entre la date initiale de demande du rachat partiel et celle de sa réalisation.

 

Vision Good Value for Money d’éléments contributifs à un « bon » contrat d’assurance-vie

  • Une modernisation / évolution constante du produit par la compagnie (voire par son association de souscription) afin de permettre à l’épargnant d’en tirer tout le profit dans le temps.
  • Un fonds en euros délivrant de manière récurrente un rendement au moins égal à celui de la moyenne du marché.
  • Des supports financiers (UC) compréhensibles par l’épargnant en termes de gestion financière (par exemple : grandes capitalisations européennes).
  • Des supports financiers (UC) délivrant une performance proche de leur(s) indice(s) de référence (par exemple : l’Euro Stoxx 50).
  • Des engagements de qualité au niveau du service après-vente, notamment la possibilité de réaliser des arbitrages en ligne et de pouvoir obtenir un rachat partiel en deux semaines maximum.

 

Vision Good Value for Money d’éléments contributifs à un « mauvais » contrat d’assurance-vie

  • Un contrat souscrit auprès d’une compagnie qui a pour politique de lancer fréquemment des nouveaux produits en les faisant financer par les encours constitués via les clients d’hier.
  • Un fonds en euros dont les taux servis sont en complet décalage avec le rendement réel de l’actif général de la compagnie (par exemple : 1,20 % à 1,50 % nets de frais en 2016).
  • Une gamme d’unités de compte hyper-chargées en frais intrinsèques (y compris commissions dites de « performance »), ne servant qu’à enrichir la société de gestion d’actifs du groupe (par exemple : une UC « maison » profilée ayant performé de 0,50 % en 2016 mais subissant en parallèle des frais globaux intrinsèques de 4,50 % tout compris).
  • Un marketing agressif vis-à-vis du client en termes de « nécessaire » diversification sur des unités de compte pour « dynamiser » son épargne, avec le risque de faire prendre au client des risques financiers qu’il n’apprécie pas nécessairement.
  • Un extranet n’intégrant pas la fonctionnalité de rachat partiel… obligeant de facto à fonctionner par envoi de courrier pour pouvoir récupérer tout ou partie de son épargne. Des services de gestion de la compagnie difficilement joignables derrière et/ou faisant le maximum pour ne pas réaliser le rachat partiel (ou avec des délais pouvant atteindre in fine plusieurs mois).

 

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