Droits rechargeables en assurance chômage : qu’est-ce que c’est ?

Si vous perdez votre emploi, la souscription à une assurance vous met à l’abri des problèmes financiers. Dans le but de préserver l’intérêt des adhérents, de nouvelles mesures ont été prises.Droits rechargeables en assurance chômage : qu’est-ce que c’est?.

Un dispositif appliqué depuis le 1er octobre 2014.

Le droit rechargeable est un dispositif relatif à la réadmission d’une personne au chômage. Son objectif vise à faciliter sa réintégration dans le système après la perte de son travail. En application de cette mesure, elle a le droit de jouir d’une nouvelle période d’indemnisation. Toutefois, elle ne perd pas le reliquat de son premier droit. Le calcul du montant de l’indemnisation est basé sur la comparaison du capital financier obtenu pour son reliquat et celui de son nouveau droit. Il bénéficie du montant le plus élevé et de la durée d’indemnisation équivalente.

Une réforme sur les droits rechargeables .

L’application du droit rechargeable ne profite pas à tous les chômeurs. Les jeunes ou les travailleurs qui n’obtiennent que des contrats de courte durée sont les plus affectés. Ils se trouvent chaque fois en situation de chômage avant de dénicher un autre travail. Ils sont lésés au niveau de l’indemnisation. Les groupes qui ne sont pas pénalisés sont les seniors et les actifs juniors. En bénéficiant d’un emploi stable, ils ont eu la possibilité de capitaliser leur droit à l’assurance chômage. Face à ces problèmes, la réforme s’impose. Le droit rechargeable devient désormais une option.

Un droit devenu optionnel depuis le 1er avril 2015.

Cette nouvelle mesure autorise les chômeurs à obtenir de nouveaux droits de l’Allocation de Retour à l’Emploi. En contrepartie, ils peuvent abandonner le reliquat des droits rechargeables. Pour être admissible à cette réforme, quelques critères sont exigés. Le chômeur doit disposer d’un écart minimal de 30% entre son ancien et son nouveau droit. Par ailleurs, il perçoit une indemnité inférieure à 20 euros par jour ou une indemnité inférieure à 600 euros par mois. Enfin, il doit exercer son dernier activité durant une période minimale de 4 mois.