Analyse du contrat Link Vie de Primonial

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Premier groupe privé et indépendant du marché français de la gestion de patrimoine, Primonial a bâti son histoire depuis une dizaine d’années autour de trois ingrédients-clés :

  • une démarche régulière d’innovation, celle-ci conduisant parfois à la remise en cause de « frontières » existantes sur le marché,
  • une anticipation des évolutions réglementaires, notamment les impacts de MIFID II au niveau de la gestion d’actifs et des modalités de facturation des conseils apportés en gestion de patrimoine,
  • une vision des classes d’actifs susceptibles de répondre aux attentes des épargnants, notamment au travers de l’immobilier, des fonds structurés et de la gestion passive.

 

Link Vie, contrat d’assurance-vie individuel lancé par Primonial début 2017 en partenariat avec Oradéa Vie s’inscrit parfaitement dans l’ADN du groupe tel que perçu par Good Value for Money :

  • C’est un contrat intégrant totalement le digital, proposé sur la plateforme linkbyprimonial montée par Primonial plutôt à destination des « digital natives » qui ont pour habitude de tout faire depuis leur tablette ou leur smartphone.
  • C’est un contrat permettant de bien combiner une attente de diversification de son épargne de la part d’une partie de la clientèle avec le plus souvent en parallèle une prise de conscience de la complexité de la chose, de la volatilité des marchés financiers et de la difficulté de s’astreindre à faire régulièrement le point sur son allocation.
  • C’est un contrat qui s’inscrit parfaitement dans la lignée des « fintechs », l’un des axes de développement de ces nouveaux entrants étant la gestion automatisée de l’allocation d’actifs d’épargnants dans le temps avec la réalisation automatique des arbitrages estimés pertinents.
  • Les investissements de diversification de l’épargne (au-delà du fonds en euros qui repose sur l’actif général d’Oradéa Vie) sont exclusivement réalisés sur des trackers. Ce choix paraît pertinent à Good Value for Money pour plusieurs raisons :
    • Cela permet d’avoir une seule gestion active pour l’épargnant, à savoir celle décidée par le robo advisor, en sachant que le choix de supports en gestion passive derrière (trackers) permet de garantir une absence d’écart entre la politique d’allocation financière décidée et sa mise en œuvre opérationnelle.
    • La gestion active permet de réduire les frais globaux supportés par le client ; c’est cohérent avec un positionnement Internet.
    • Avec l’évolution de la réglementation, il est désormais préférable de facturer le service à valeur-ajoutée rendu (en l’occurrence la gestion réalisée par le robo advisor) plutôt que de « récupérer » de la marge via des rétrocessions sur OPC peu transparentes pour le client.

 

Primonial a poussé la logique de Link Vie jusqu’au bout. En effet, le contrat ne peut être mis en œuvre qu’au travers du mandat de gestion délégué par Primonial à Lyxor (au travers de son robo advisor). La seule latitude pour l’épargnant est le choix de son niveau d’exposition en risque parmi quatre niveaux de volatilité maximale proposés :

  • Modéré: volatilité maximale de 4,5 %,
  • Equilibre: volatilité maximale de 7,5 %,
  • Dynamique: volatilité maximale de 11 %,
  • Offensif: volatilité maximale de 25 %.

 

Avec Link Vie, l’épargnant n’a donc aucune capacité d’intervention sur son allocation d’actifs, si ce n’est de changer son profil de gestion (parmi les 4 présentés auparavant). L’épargnant est toutefois informé en temps réel de ses investissements et de sa situation de plus (ou moins) value via l’extranet.

 

Les arbitrages réalisés par le robo advisor ne donnent lieu à aucune facturation et ne sont soumis à aucune contrainte (comme c’est l’usage sur la plupart des contrats d’assurance-vie), du type : solde minimum par support, montant minimum d’arbitrage… Cela permet une gestion « pure » par Lyxor.

 

Principaux atouts de Link Vie

  • Totale cohérence du contrat dans sa conception avec une plateforme Internet de souscription et de gestion, une gestion active prise en charge par un robo advisor dans le cadre d’un mandat de gestion et une gamme de supports (unités de compte) exclusivement composée de trackers (gestion passive).
  • Absence de frais d’entrée sur les versements, en cohérence avec les pratiques du marché français au niveau des contrats Internet.
  • Apport d’une réponse globale au besoin de la plupart des épargnants d’un suivi régulier de l’allocation de leur investissement dans le temps.
  • Engagement par Lyxor de son nom et de sa réputation dans le dispositif (au travers de son propre robo advisor), ce qui « oblige » Lyxor à suivre de près la performance de son dispositif.
  • Contrat relativement accessible avec une mise de fond de départ (versement initial) de 1 000 € par l’épargnant, puis la possibilité de réaliser des versements libres à partir de 100 € ou de mettre en place des versements mensuels programmés à partir de 100 € également.

 

Principaux inconvénients de Link Vie

  • Contrat n’autorisant pas une gestion libre de son épargne par le client, le principe de Link Vie étant d’une mise en place systématique d’un mandat de gestion chez Lyxor.
  • Absence de garantie plancher optionnelle permettant de sécuriser l’épargne investie en cas de situation de moins-value sur certains supports au décès du client.
  • Facturation plutôt élevée du mandat de gestion (robo advisor de Lyxor) à hauteur de 0,70 % des encours du contrat, celle-ci étant toutefois compensée derrière par le faible niveau de frais des trackers (évalué par Good Value for Money à 0,40 % en moyenne pour l’ensemble des 61 unités de compte du contrat).

 

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