Santé : Campagne sur les maladies cardiovasculaires à l’origine de 400 morts par jour (vidéo)

Les maladies cardiovasculaires, deuxième cause de mortalité en France, mais la première chez les femmes, sont l’objet d’une campagne d’information et de mobilisation du 30 octobre au 7 novembre à l’occasion du Donocoeur de la Fédération française de cardiologie (FFC).

147.000 personnes décèdent chaque année en France d’une maladie cardiovasculaire, soit 400 par jour, souligne la fédération (www.fedecardio.com) qui organise pour la deuxième fois, le Donocoeur (www.donocoeur.fr), opération d’appel à la générosité du public en faveur de la recherche en cardiologie.
La mortalité cardiovasculaire: “c’est 40 fois plus que la mortalité par accident de la route chaque année !”, ajoute le professeur Jacques Beaune, président de la FFC. En France, 10 millions de personnes souffrent de troubles cardiovasculaires.

En 2008, les dépenses consacrées aux maladies cardiovasculaires atteignaient 28,7 milliards d’euros, d’après l’Assurance maladie.

Pour ce Donocoeur, la fédération bénéficie du soutien de l’actrice Mireille Darc, opérée à coeur ouvert et vivant depuis avec une valve artificielle. La campagne se décline notamment sous forme d’annonces presse et d’un film publicitaire – “400 morts par jour” – diffusé jusqu’au 7 novembre à la télévision et sur le site de la fédération. C’est également l’occasion de sensibiliser les femmes au risque des maladies cardiovasculaires qui représentent leur première cause de mortalité, selon la cardiologue Claire Mounier-Vehier (Lille).

Alors que les hommes consultent pour une gêne dans la poitrine, la mâchoire, le cou, le dos, l’épaule ou le bras, les femmes souffrent plus rarement de ces symptômes et présentent souvent d’autres signes (difficulté à respirer, nausées ou vomissements, malaise digestif, sueurs, fatigue, anxiété, impression de faiblesse). Or ces symptômes sont encore insuffisamment repérés, tant par les professionnels de santé que par les femmes comme annonciateurs d’un évènement coronaire (infarctus, par exemple). Des études internationales ont d’ailleurs montré que le femmes étaient trop fréquemment victimes d’un diagnostic trop tardif et d’une prise en charge attentiste ainsi que de traitements moins performants.

A titre d’exemple, l’infarctus du myocarde est pris en charge en moyenne une heure plus tard que chez les hommes avec une mortalité qui reste élevée.

Paris, 31 novembre 2010 (AFP)


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