Tempête Xynthia : La gouvermenent à mis un an pour définir un plan de prévention des inondations

Un an après Xynthia, la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté jeudi les détails d’un plan de prévention des inondations, annoncé en juillet, visant à maîtriser l’urbanisation en zones dangereuses, améliorer la vigilance météo et renforcer la fiabilité des digues.

Ce “plan national submersions rapides”, doté d’un budget de 500 M EUR et qui décline une soixantaine d’actions concrètes, a été validé jeudi par le Premier ministre François Fillon, un an après la tempête Xynthia qui a fait près de 50 morts en Charente-Maritime et en Vendée.

“On se donne les moyens de tirer toutes les conséquences de la tempête Xynthia”, a déclaré NKM au cours d’un point de presse en présentant les arbitrages définitifs de ce “Plan digues”.
Dans un délai de 3 ans, 242 nouvelles communes littorales devront être couvertes par un plan de prévention des risques (PPR) et les PPR existants de 68 autres communes seront révisés.

Le plan prévoit par ailleurs la mise en place par Météo France, d’ici fin 2011, dune vigilance spécifique météo “vagues-submersions”.

Afin de renforcer la fiabilité des digues, l’engagement de 1.200 km de travaux de confortement d’ouvrages sera lancé sur la période 2011-2016.

Au 1er février, sur les 1.574 habitations concernées par les “zones de solidarité” dans les deux départements frappés par Xynthia (Vendée et Charente-Maritime), 1.113 avaient fait l’objet d’un accord pour une acquisition à l’amiable par l’Etat, a indiqué la ministre de l’Ecologie. Les premières “déconstructions” de maisons rachetées par l’Etat “peuvent commencer dès le mois de mars en Vendée et avec quelques mois de décalage en Charente-Maritime”, a-t-elle précisé.

Au-delà des mesures présentées dans ce plan, “il nous faudra résister à la tentation de l’oubli car c’est bien notre capacité collective à entretenir le souvenir de tels drames qui est la meilleure garantie” pour éviter qu’ils ne se reproduisent, a-t-elle ajouté.

Paris, 17 février 2010 (AFP)


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