Conducteurs de deux-roues motorisés : attentes et besoins en matiere de prévention routière

Au regard de leurs comportements sur la route, quels devraient être les axes de prévention prioritaires à destination des conducteurs de deux-roues motorisés ?

Ce volet met l’accent sur l’état d’esprit des conducteurs de deux-roues, leurs comportements de conduite, leur perception du danger et finalement sur ce que ceux-ci impliquent en matière de prévention et de sécurité routière.

Des représentations du deux-roues liées à 4 pôles de sensations :

• Plaisir et détente, bien-être

• Responsabilité, conscience du danger

• Maîtrise, puissance de la machine

• Stress

Tous les conducteurs de deux-roues n’éprouvent pas ces 4 sensations avec la même intensité, chacun se positionnant au regard de ses motivations d’usage.

Sentiment de sécurité et cohabitation sur la route : le danger, cest forcément lautre

Le sentiment de sécurité est très clivant parmi la population deux-roues : 51 % se sentent en sécurité sur les routes, 49 % en insécurité. Si les « transgressifs » et les « sereins » se sentent le plus souvent en sécurité, ce n’est pas le cas des 3 autres profils identifiés.

La principale source de danger perçue par les conducteurs de deux-roues provient à l’unanimité des manœuvres des autres usagers (changement de direction, demi-tours… citée par 55 % des répondants). Loin derrière viennent les intempéries – pluie, brouillard (citées par 35 %) ou l’inexpérience du conducteur (34 %). D’ailleurs, 58 % considèrent qu’automobilistes et conducteurs de deux-roues se comprennent mal, sans en attribuer nécessairement la faute aux automobilistes (perçus les plus dangereux par ¼ des conducteurs 2 roues).

75 % des répondants pensent que les 2 roues sont globalement de bons conducteurs. Toutefois 35 % estiment que les conducteurs de scooters sont, toutes catégories confondues (2 roues, voitures, poids lourds),  les plus dangereux.

…Une grande transparence pour reconnaitre, souvent en toute connaissance de cause, ses comportements à risque

Des distances de sécurité non respectées, des vêtements non adaptés (blouson, bottes, pantalon), une ligne blanche chevauchée… plus de la moitié des conducteurs de deux-roues adoptent ces comportements dangereux en toute conscience. D’ailleurs, pour 6 répondants sur 10, être un bon conducteur de 2 roues signifie avant tout connaître ses limites et rester vigilant plutôt que respecter le code de la route. Toutefois, chaque communauté tend à minimiser le risque inhérent à ses comportements les plus caractéristiques, les qualifiant de potentiellement plutôt que systématiquement dangereux.

Ainsi, 83 % des « passionnés » déclarent rouler à 110-120 km/h sur routes départementales (versus 53 % de l’ensemble des répondants), et 72 % à 150-160 km/h sur autoroutes (versus 36 %), mais seulement 19 % d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’un comportement systématiquement dangereux.

Les « stressés » avouent à 80 % conduire régulièrement avec des vêtements non adaptés. Ils ne sont d’ailleurs que 24 % à juger cette pratique systématiquement dangereuse.

La moitié des « transgressifs » estime dangereuses les remontées de files de circulation (versus 61 % au global) et sont d’ailleurs 57 % à déclarer adopter cette pratique (versus 44 %).

Pour les motards « modérés », chevaucher la ligne blanche n’est pas si dangereux (58 % d’entre eux relativisent le danger lié à cette pratique), car dans le même temps ils sont 61 % à le faire.

Source : Enquête Gema/TNS Sofres


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