Assurance vol : Les opticiens du Sud-Ouest visés par une vague de cambriolages

On apprend aujourd’hui dans le quotidien Ouest-France que de plus en plus de magasins d’optiques sont victimes de cambriolages ces derniers temps, notamment dans le sud-ouest. Les opticiens, dont la marchandise est très prisée, sont alors obligés de renforcer leur sécurité afin d’être pris en charge correctement par leurs compagnies d’assurance.

Les opticiens de l’ouest de la France sont touchés depuis quelques temps par une vague de cambriolages au préjudice conséquent. Montures, verres et autres accessoires, ce sont de véritables pillages qui touchent les magasins d’optiques, et les montants atteignent parfois des sommes records (135.000 euros de préjudice pour une boutique Afflelou de Nantes pillée début juillet par exemple). Les opticiens sont alors obligés de s’équiper en conséquence pour prévenir les effractions et surtout pour pouvoir être indemnisé par les assurances en cas de larcins.

Face à ces cambriolages à répétition, les vendeurs d’optique sont dans l’obligation de renforcer la sécurité de leurs magasins. Les assureurs, de leur côté, exigent la mise en place de systèmes de sécurité plus performants et augmentent les primes car les opticiens deviennent aujourd’hui des des commerces sensibles et des cibles privilégiées pour les cambrioleurs.

Interrogé par le quotidien, Henri Legland, opticien Nantais, s’est vu lâché par son assureur après s’être fait dévalisé. « J’ai mis six mois pour en trouver un autre », déplore-t-il. Et sa prime a grimpé, il paye désormais 5.000 euros par an pour garantir sa grande boutique. « Sans compter les frais liés à la vidéosurveillance, qui m’a été imposée. » (Voir notre dossier sur le sujet)

Toujours dans les colonnes de Ouest-France, Jean Simon du cabinet spécialisé CLC Assurances, affirme que « les montures sont des produits de luxe facilement transportables. Il y a un vrai risque de perdre son assurance si l’on ne se protège pas. Il y a des normes d’installation : les grilles, les alarmes, la vidéosurveillance et les vitres anti-effraction. Dans l’Ouest, nous demandons deux de ces garanties à nos clients. À Paris, c’est trois. Pour une pharmacie, par exemple, je n’en n’impose pas. »


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