Assurances / vol de portable : Le double-blocage activé pour lutter contre les vols de téléphones mobiles

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a présenté un nouveau dispositif pour contrer le phénomène grandissant de vols de téléphones portables et de fraude à l’assurance. Désormais le téléphone pourra être neutralisé à distance juste après le dépôt de plainte, au même titre que la carte SIM.

Dans le cadre de la loi Loppsi 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), il est désormais possible en cas de vol de téléphone portable de désamorcer non seulement la puce du portable mais aussi le téléphone lui-même.

En France 75% des vols violents visent les téléphones portables, principalement les smartphones. En 2010, 160.000 vols de ce type ont été enregistrés. La manoeuvre a pour objectif d’empêcher la revente des appareils dérobés sur le marché noir et les fraudes à l’assurance. Le ministre de l’Intérieur a en effet expliqué dans un entretien pour Le Parisien que la préfecture de police de Paris estimait à 30% la part de fausses déclarations de vol.

Comment ça marche ?

Afin d’éviter ce genre de dérive, le blocage de l’appareil, déjà possible sur demande de l’abonné, sera désormais effectué directement sur demande de la police ou de la gendarmerie dans les 24h à 4 jours suivant le dépôt de plainte. Il faut donner le numéro IMEI (international mobile equipment identity) de son téléphone qui se trouve sur l’emballage de l’appareil ou qui est disponible en composant le *#06#.

L’opérateur téléphonique met en place un système qui coupe les communications dès que le téléphone est repéré sur le réseau, explique la fédération française des télécommunications dans Le Parisien.

Quelques réserves

Mais alors que Claude Guéant affirme qu’ « il n’y aura plus d’intérêt à subtiliser les téléphones portables », le journal d’actualité informatique et multimédia Zataz note que le dispositif pourra tout de même être contourné. « Si le téléphone bloqué est effectivement inutilisable sur le réseau français, il peut tout à fait fonctionner à l’étranger » explique-t-il dans des propos rapportés sur lepost.fr. Le journal souligne également que le dispositif ne contrera pas non plus le marché des pièces détachées qui se revendent très chères.

Selon le Post, la fédération française de télécommunications travaille actuellement à l’établissement d’une base de données étendue à l’union européenne puis à l’ensemble des opérateurs internationaux, afin que le dispositif soit véritablement performant.


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