Santé / OMS : Attention, le diesel tue !

En 1988, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) avait désigné les gaz d’échappement des moteurs diesel comme “probablement” cancérigènes pour l’homme. Aujourd’hui l’organisation tire la sonnette d’alarme, après 14 ans d’études les preuves semblent irréfutables : ces gaz comportent un risque accru de développement de cancers du poumon.

Il aura fallu 14 ans à l’OMS pour tester plus de 900 agents potentiellement cancérigène. Parmi eux, 400 se sont révélés fortement nocifs pour l’homme. Aujourd’hui, l’OMS pointe du doigt les gaz d’échappement des moteurs diesel, dont le risque accru de développement de cancers du poumon nécessiterait un changement radical. Or, la flotte automobile française est composée actuellement de 60% de véhicules à moteurs diesel. Ce même diesel qui avait été plébiscité des années auparavant par l’État et les constructeurs pour sa propension moins polluante et économique.

Comparés à l’amiante en raison de leur effets retardateurs, les gaz d’échappement des moteurs diesel émettent un mélange d’oxyde d’azote et d’indicibles particules toxiques. Un cocktail Molotov indétectable qui s’infiltre quotidiennement dans les voies respiratoires de chaque français. 42 000 décès seraient recensés chaque année à cause du diesel.

La France sur le sellette

Mauvais élève en matière de lutte anti-pollution, la France n’échappe pas au dédain de ses voisins européens. Dans la logique des Grenelles de l’environnement, certaines métropoles, d’un nombre encore limité, ont instauré les Zapa, zones d’action prioritaires pour l’air. Interdisant ainsi la circulation des véhicules au cœur des centres villes. L’hexagone affichant un retard laxiste, l’Europe n’a pas hésité à lancer contre elle une action en justice. La France pourrait avoir à s’acquitter d’une amende de 10M à 30M d’euros.


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