Comment bien choisir son contrat d’assurance dépendance ?

Les assurances dépendances restent des produits difficiles à comparer et comportent de nombreux obstacles.

Quel est leur but ? Elles doivent permettre de financer en partie la prise en charge de la perte d’autonomie due à la vieillesse, à la maladie ou à un accident. Une fois déclarée une perte d’autonomie par un médecin, l’assuré peut recevoir une rente mensuelle pour l’aider à vivre, à adapter son logement, à payer une maison de retraite. L’assuré peut aussi choisir le versement d’un capital.

Que faut-il retenir des assurances dépendances ?

Age : La première barrière de ces contrats est la limite d’âge pour y souscrire, elle est entre 70 et 75 ans généralement.

Santé : Les assurances dépendance ne sont également accessibles que pour les personnes en bonne santé. Ce qui est paradoxal pour l’assuré et très discriminant. En effet, les assureurs exigent des questionnaires médicaux lors de leur souscription, qui excluent d’emblée les personnes souffrant de maladies chroniques, d’un handicap ou d’une mauvaise santé. Certains contrats sont un peu moins exigeants comme par exemple AG2R La mondiale qui ne demande qu’une question avant 74 ans pour couvrir la dépendance partielle.

Définition : La détermination de l’état de dépendance varie selon les critères retenus par des assureurs. La grille Aggir (autonomie gérontologique groupes iso-ressources) et le questionnaire sur les actes de la vie quotidienne (AVQ) sont généralement employés. Ces critères disparates entre assureurs ne permettent pas de comparer les contrats. en outre, les critères sont souvent exigeants et la reconnaissance de l’état de dépendance peut être refusée. Les tentatives de suicide entraînant une perte d’autonomie ne sont ainsi pas couvertes.

Dépendance lourde ou partielle : Seule la dépendance lourde (Gir 1 et 2 par exemple) permet de bénéficier de l’ensemble de la rente. La dépendance partielle ne permet par exemple que le versement de la rente prévue à hauteur de 50% chez Crédit Agricole ou AG2R contre 60% à la Banque Postale et 75% chez Harmonie Mutuelle.

Garantie : La rente offerte se situe dans la plupart des cas entre 300 et 1.500 euros selon la prime qu’accepte de verser le client. Il faut alors compter entre 20 et 100 euros de cotisations par mois. La reconnaissance de l’état de dépendance permet également de bénéficier d’un capital de 2.000 à 3.000 euros pour aider l’assuré la première année à équiper son logement, faire face à des dépenses imprévues. A noter : l’assureur se réserve le droit d’augmenter le montant des cotisations sans forcément changer les garanties. En revanche, le non paiement des cotisations entraîne la résiliation.

Délai d’attente : En cas d’accident entraînant un état de dépendance, les assureurs acceptent de verser immédiatement la rente même après la signature du contrat. Mais en cas de maladie entraînant une perte d’autonomie, ils exigent un délai de carence d’un an après la signature du contrat pendant lequel l’assuré ne peut bénéficier de ses garanties. En cas de maladie psychique (Alzheimer), le délai d’attente est porté à 2 ans par exemple à la Maaf ou 3 ans après l’adhésion à la Banque Postale.

Franchise : Lorsque survient la dépendance, certains assureurs exigent une franchise dans le temps. Une période de non assurance d’environ 90 jours.

Durée : Les rentes doivent être versées à vie. Mais lorsqu’elle arrive, la dépendance a une durée moyenne de 3,7 ans pour les hommes et 4,7 ans pour les femmes, selon l’Insee. L’âge d’entrée en dépendance est, quant à lui, de 79 ans en moyenne.

Fonds perdus : Si l’assuré reste en bonne santé et n’a pas à déplorer une perte d’autonomie, les sommes cotisées auprès de l’assureur ne peuvent être transmises à ses héritiers. Elles sont perdues, à l’exception de quelques contrats comme Maaf par exemple.


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