Dépendance : Le financement du 5e Risque au cœur des débats

Ce matin, la 1ère Matinale parlementaire de l'Assurance a permis de débattre sur les enjeux de la dépendance et le financement d'un 5e Risque de protection sociale.

Ce matin, la 1ère Matinale parlementaire de l’Assurance a permis de débattre sur les enjeux de la dépendance et le financement d’un 5e Risque de protection sociale.

Nicolas Sarkozy a clairement annoncé, lors de son allocution télévisée d’hier soir, la création à l’été 2011 d’une 5e branche de protection sociale (ou « 5e Risque ») pour financer la dépendance. C’était donc l’occasion pour les professionnels du secteur de débattre du sujet lors de la 1ère Matinale parlementaire de l’Assurance organisée à Paris ce matin.

Lors des débats, plusieurs propositions ont été émises pour réformer la perte d’autonomie. La FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance), par l’intermédiaire de Bernard Spitz, son président, souhaite la mise en place d’un système universel mais pas obligatoire. « En fonction des revenus, nous souhaitons que l’accès a la dépendance soit aidé, et nous sommes pour un garantie viagère a minima en cas de dépendance lourde», précise ce dernier.

De son côté, le GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance) milite pour une inclusion du risque dépendance dans les contrats complémentaires santé. « Ces complémentaires couvrent déjà la dimension médicale de la dépendance », déclare Jean-Luc Nodenot, président délégué du GEMA. « il ne resterait plus qu’à prendre en charge la dimension médico-sociale avec des couvertures accessibles. Nous réclamons également un socle avec garanties pour les GIR4 (cas de dépendance très lourds) », ajoute ce dernier.

6 mois pour une solution commune

De nombreux problèmes se posent encore face au défi de la dépendance. Le vieillissement croissant de la population, une APA mal adaptée (Allocation Personnalisée d’Autonomie qui touche près de près de 1,2 million de personnes), ou encore l’importance de l’aide au aidants, nombreux sont les sujets de discordes et les discussions n’en sont qu’à leurs débuts. Nicolas Sarkozy a annoncé une grande consultation de six mois sur le sujet avec les conseils généraux, les syndicats et les associations avant de prendre une décision.

« Nous avons différents points de vue sur la question, des propositions d’assurances obligatoires, d’assurances incitatives sans oublier la solidarité nationale. Il ne pourra y avoir qu’une solution qui concilie ces différentes propositions », déclare Michel Hunault, député de la Loire-Atlantique et président du groupe d’études sur les assurances.


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