Dépendance : Valérie Rosso-Debord préconise l’assurance-vie pour financer la perte d’autonomie

Lors d’une conférence sur la dépendance mardi, Valérie Rosso-Debord a évoqué la place de l’assurance privée dans le débat sur le financement de la perte d’autonomie. La député UMP de Meurthe-et-Moselle préconise l’utilisation de l’assurance-vie pour financer le risque dépendance.

Selon une récente étude de l’INED (Institut national d’études démographiques), la France pourrait compter entre 1,9 et 2,7 millions de personnes dépendantes en 2060, suivant les scénarii. Sur les 25Mds d’euros que coûte la dépendance chaque année, on compte 24Mds d’euros de dépenses publiques, le reste est à la charge des familles. 500M d’euros sont à la charge des assureurs.

Face à ce constat, Valérie Rosso-Debord est revenu sur la place des assurances dans le débat. « L’assurance privée peine à décoller car le risque de dépendance n’est pas suffisamment quantifiable », déclare-t-elle. « C’est aujourd’hui une assurance à fonds perdus (…) les assureurs n’y vont pas franchement, ce n’est pas rentable », insiste cette dernière. En effet, certaines compagnies réclament la révision de la grille AGGIR (voir notre fiche pratique) par exemple ou la revalorisation du niveau de dépendance GIR 4 que de nombreux assureurs excluent de leur contrat en raison de son coût trop élevé.

Pourtant, la député UMP et membre de la commission des Affaires Sociales de l’Assemblée nationale évoque ensuite le cas de l’assurance-vie qui, selon elle, semble beaucoup plus avantageuse pour financer la perte d’autonomie. « Libérer l’assurance-vie à destination de la prise en charge de la dépendance peut être une solution. « Les taxes sur les contrats en rentes permettraient de libérer des fonds pour la dépendance », conclut-elle. Cette option pourrait être dévoilée par Nicolas Sarkozy dans son programme de campagne, malgré le démenti de Mme Rosso-Debord.


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