Sponsoring / Vendée Globe : Victoire de Gabart qui bat le record de la course sur Macif

Pour son premier Vendée Globe, François Gabart remporte la 7e édition du tour du monde en solitaire et sans assistance. A seulement 29 ans, le bizuth de l’épreuve a battu le record de la course en passant sous la barre des 80 jours sur son monocoque Macif.

Il est 15h18, quand ce dimanche 27 janvier au large des Sables d’Olonne, François Gabart coupe la ligne d’arrivée du 7e Vendée Globe, dans une mer agitée. Quelques minutes plus tard le champion traverse le chenal qui mène au port de la petite ville vendéenne, bras levés et fumigène rouge à la main. Devant une foule massée pour l’occasion, le jeune skipper de 29 seulement vient de remporter la mythique course en solitaire et sans assistance à laquelle il participait pour la première fois. Sous les klaxonnes des fans habillés aux couleurs de la Macif – qui a distribué ponchos et ballons pour l’occasion – il est accueilli en héros. Après plusieurs minutes de liesse, le navigateur charentais arrive enfin à quai : fin d’une course éprouvante, début d’une histoire émouvante…

Éreinté mais heureux, le bizuth de l’épreuve reste souriant et serein jusqu‘au bout, malgré les larmes qui lui viennent « L’émotion du chenal est extraordinaire. J’ai été surpris, je ne m’attendais pas à ça », déclare-t-il quelques minutes après son arrivée. Debout sur son monocoque Macif, trempé par le champagne, l’homme au visage encore juvénile répond à la presse massée pour l’occasion. Le jeune skipper laisse exploser sa joie, il vient de pulvériser le record de l’épreuve en bouclant le tour du globe en 78 jours, 2 heures, 16 minutes et 40 secondes, effaçant ainsi la performance de son mentor et double vainqueur de l’épreuve, Michel Desjoyaux (84 jours en 2009).

Le regard plein de joie, François Gabart peut enfin rejoindre ses proches et son équipe à terre. Sous les cris, les accolades et les félicitations il peut enfin célébrer sa victoire, maitrisée du début jusqu’à la fin.

Une course menée de main de maitre

Après un départ réussi, François Gabart s’est vite retrouvé en bonne place dans les premiers miles de course. Tantôt premier, tantôt deuxième, le marin va se livrer une bagarre – parfois à vue – pendant plusieurs jours avec le navigateur Armel le Cleac’h sur Banque Populaire. C’est à quelques miles avant le passage du cap Horn (dont il bat également le record) que le skipper Macif réussi finalement à s’emparer de la tête de la course pour ne plus jamais la lâcher. Fin tacticien, expert météo hors pairs, le jeune Gabart démontre toutes ses qualités de navigateur en déjouant tous les pièges de la traversée, négociant notamment le « pot au Noir » avec facilité. Armel le Cleac’h, surnommé le « Poulidor des mers » termine 2e pour la seconde fois sur l’épreuve.

Au prix de choix risqués mais toujours calculés, le skipper est resté concentré jusqu’à la dernière seconde pour s’imposer avec classe « Lorsque je suis parti sur ce Vendée, l’objectif numéro un était d’abord de faire une belle course. Vouloir terminer premier aurait été trop ambitieux », lance-t-il. « Quand j’ai doublé Armel dans le Pacifique, ça faisait un mois que je naviguais et que je tenais le coup. Là je me suis dit que je pouvais jouer la gagne ». Passionné et travailleur infatigable, c’est l’impression de facilité qui prévaut chez celui qui n’oublie jamais les efforts de son équipe.

Pari gagnant pour la Macif

En ouvrant il y a 25 ans son école de formation à la voile, l’assureur Macif s’est engagé dans l’aventure Vendée Globe il y a 2 ans en prenant le temps de construire le projet autour de son marin star. Avec un coût de 2M d’euros par an pour ce programme et un bateau neuf de 3M d’euros, l’assureur évoluait auparavant dans la catégorie Figaro.

Engagé jusqu’en 2014 avec François Gabart, le succès du Vendée Globe pourrait pousser la Macif à prolonger son implication dans la voile de haut niveau. « S’il veut rester avec nous, il sera évidement le bienvenu et on se relancera sur un programme Imoca » (ndlr : la classe des monocoques du Vendée Globe) , a déclaré Gérard Andreck, président de la Macif à l’arrivée de son poulain. « Pour ma part, je pense que cette course est une épreuve extraordinaire et si l’on doit poursuivre, c’est dans cette direction que l’on ira », conclut-il ému.


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