Assurance frontaliers : 150 manifestants bloquent la frontière franco-suisse

Les travailleurs transfrontaliers expriment leur mécontentement en bloquant la frontière Franco-suisse avec des palettes enflammées. Ils revendiquent un retour au libre choix d’assurance maladie.

Entre 150 et 200 travailleurs transfrontaliers ont mis en place des barrages filtrants ou bloquant au niveau des postes frontières franco-suisse dans le Doubs. Les travailleurs se sont installés, vers 4h00 du matin le vendredi 10 janvier 2014, pour réclamer le maintien de la liberté de choix entre la Sécurité sociale ou une assurance privée à indiqué l’AFP.

Des barrages filtrants ou bloquants ont provoqués près d’une vingtaine de kilomètres d’embouteillages cumulés. Les travailleurs frontaliers manifestent à l’appel du Syndicat national des frontaliers de France, pour protester contre la fin du “droit d’option” permettant aux frontaliers de choisir leur assurance maladie. Les transfrontaliers pouvaient choisir entre une assurance privée ou la sécurité sociale, or depuis le 1er janvier 2014, ceux qui avaient décider de s’assurer en France ne pourront le faire que par la sécurité sociale. Cette mesure devrait rapporter 100 millions d’euros à la Sécurité sociale la première année et 150 millions d’euros par la suite.

L’enjeu c’est de pouvoir perpétuer nos assurances maladies et nos mutuelles privées“, a déclaré à l’AFP Alain Marguet, président du Syndicat national des frontaliers de France qui affirme que “beaucoup de frontaliers n’ont pas pu participer à la mobilisation car ils ont peur de perdre leur poste en Suisse“.

Une situation qui se dégrade

Neuf kilomètres d’embouteillages sont enregistrés sur la RN 57, principal point de passage des travailleurs français allant travailler en Suisse. Pour exprimer leur mécontentements, une quarantaine de manifestants bloquent totalement la circulation dans le sens France-Suisse avec des palettes en feu et leurs voitures.

“L’ambiance se dégrade entre les usagers qui veulent passer et aller travailler et les manifestants”, a indiqué à l’AFP l’officier de communication de la région de gendarmerie, Didier Guériaud, présent au poste de contrôle installé à Pontarlier (Doubs).

“Une voiture qui essayait de passer en force a par exemple été vandalisée et nous avons peur du risque que font courir ces passages en force”, a-t-il affirmé.

Une centaine de gendarmes ont été déployés sur le terrain.

Avec AFP


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