Assurance maladie : Economiser sur les maladies couteuses ?

Dans un rapport publié le 9 juillet, l’Assurance maladie dévoile des niches d’économies pour réduire significativement les dépenses de santé horizon 2013. Pointés du doigt car jugés trop onéreux, le diabète, les prothèses et la chirurgie pourraient être appréhendés différemment afin de limiter les coûts.

Grand chantier du gouvernement Ayrault, les dépenses de santé devront fléchir de 2,7% en 2013. Mais dans quelles niches puiser ces économies? Le conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) analyse ce jeudi un rapport publié le 9 juillet, classant les maladies et les pratiques selon leurs frais de santé. En tête du podium se distinguent le diabète, les prothèses de genou et la chirurgie des hernies et des varices.

Le diabète

En croissance constante, le nombre de diabétiques devrait s’élever en 2017 à 4,1M contre 3M en 2011. Les frais liés à la maladie en seraient fortement impulsés, passant de 6,7Mds d’euros à 11,3 Mds. Dans la hausse de ses dépenses, l’assurance maladie met en cause l’irrégularité de la prise en charge des patients. Car si le dépistage fait désormais ses preuves, la qualité de traitement de la pathologie ne semble pas aussi louable. Un manque d’équilibre qui entraine des complications à la fois dangereuses pour la santé et pour les bourses de l’État : infarctus, insuffisance rénale, amputations…

Les prothèses du genou

Également en hausse, les prothèses du genou (conséquence de forte arthrose) ont doublé en 10 ans, se chiffrant à 80.000 en 2010. Une pratique onéreuse qui coute chaque année 1,143Mds d’euros à l’assurance maladie. Face à ses voisins européens que sont l’Allemagne et la Suède, la France fait mine de mauvaise élève. Effectivement, ces derniers plébiscitent depuis un moment une prothèse dite “cimentée” dont le prix de revient est 25% moins chère que celles utilisées dans l’hexagone.

La chirurgie

Pour la chirurgie des hernies, les experts de l’assurance maladie déplore l’intervention en hospitalisation complète en dépit de l’ambulatoire, moins couteux. D’autant plus que les patients ressortent la journée même de l’opération. Dans la même veine, la chirurgie des varices donne suite à des prescriptions d’arrêt maladie allant jusqu’à 26 jours contre 16 préconisés par la Haute Autorité de santé. Le CNAM assure que l’utilisation de technologies de pointe telles que le laser ou la radiofréquence pourrait même réduire le temps d’arrêt maladie à 7 jours.

Si le rapport publié le 7 juillet ne représente aujourd’hui qu’une esquisse, il devrait donner suite à un deuxième volet mi-juillet composé de propositions concrètes. Un socle sur lequel se basera le gouvernement afin de lancer son plan économies en 2013.


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