Assurance-maladie : La Secu pourrait supprimer 4.000 postes dans les 2 ans à venir (mis à jour)

Le quotidien Les Echos révèle ce matin que l’assurance-maladie pourrait supprimer près de 4000 postes d’ici à 2013. Cette décision pourrait s’inscrire dans une politique gouvernementale de non-remplacement de départs à la retraite des fonctionnaires, mais rien n’est confirmé pour le moment.

Le journal Les Echos affirme ce jeudi matin que l’assurance-maladie pourrait supprimer 3.950 postes dans les deux années à venir. Le quotidien économique évoque un projet de convention d’objectifs et de moyens qui doit être présenté aujourd’hui lors du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam).

La Cnam envisagerait donc une évolution des effectifs de l’assurance-maladie entre 2010 et 2013, afin de respecter notamment l’objectif gouvernemental du non-remplacement d’un départ de fonctionnaire en retraite sur deux. 3.950 postes seraient concernés, soit près de 5% de l’effectif total (75.200 salariés fin 2009).

« L’objectif à fin 2013 est de réduire les effectifs de 3.950, ce qui correspond à la moitié des 8.400 départs en retraite prévus sur la période avec un petit bonus de 250 », a déclaré à l’AFP le président du conseil Michel Régereau (CFDT), confirmant des informations parues dans les Echos. La proposition, émanant de l’Etat, est issue des derniers arbitrages
interministériels rendus « dans la nuit de dimanche à lundi » après « plusieurs mois de négociations », a ajouté ce dernier.
Le conseil, qui est composé de 35 membres (syndicats, patronat, mutualité, personnalités qualifiés, associations de malades, associations familiales et professions libérales), doit se prononcer sur ce projet jeudi après-midi. M. Régereau a d’ores et déjà indiqué qu’il voterait contre, ce qui pourrait déboucher, s’il est suivi par son conseil, sur un « blocage » assez rare dans
les annales de la Secu. « Jusqu’à présent, les présidents des caisses de Secu soutenaient le compromis trouvé avec le gouvernement et cherchaient à obtenir une majorité », a-t-il dit.

« C’est la première fois qu’un président de la Cnam va voter contre la décision d’un gouvernement sur un sujet aussi important », a-t-il ajouté. Lors de la précédente convention portant sur la période 2006-2009, l’assurance maladie avait supprimé 6.210 postes, réduisant ses effectifs à 75.243 fin 2009 contre 81.453 fin 2005 (soit une baisse de 8%).

« Pour la période 2010-2013, on pensait que vus les efforts déjà accomplis, on arriverait à trouver une solution intermédiaire », a ajouté M. Régereau. La Cnam est soumise à l’objectif gouvernemental du non-remplacement d’un
départ de fonctionnaire en retraite sur deux. « Nous estimions en début de négociation qu’il faudrait un bonus de 850
postes pour parvenir à réaliser les objectifs fixés pour améliorer l’efficience du système de santé. Au cours de la négociation, on avait accepté de descendre à 550, mais là, à 250, on ne pourra pas », a-t-il conclut.

La convention d’objectifs et de moyens doit être signée prochainement entre l’État et la branche maladie de la sécurité sociale.

Avec AFP.


Laissez votre avis