Assurance maladie : Une pharmacie sanctionnée pour vente insuffisante de génériques

Une pharmacie des Deux-Sèvres vient d’être déconventionnée pour un mois par l’Assurance maladie, pour n’avoir pas délivré suffisamment de médicaments génériques.

Une pharmacie située dans la région de Niort s’est vue notifier au mois de juillet qu’elle serait déconventionnée, en raison d’un manque de délivrance de génériques. Elle ne pourra donc appliquer à ses clients le tiers-payant, dispensant aux assurés sociaux d’effectuer l’avance des frais.

Elle pourra cependant continuer à appliquer le tiers-payant à condition qu’elle embauche un pharmacien remplaçant qui, lui, devra être conventionné.

L’Assurance maladie met en pratique sa volonté de faire des économies. Elle s’était déjà fermement engagée, en juillet dernier, à ne pas faire bénéficier de tiers-payant aux assurés qui refusent des médicaments génériques proposés en pharmacie.

Désormais, les officines seront également très étroitement surveillées et celles qui ne jouent pas le jeu des génériques se verront sanctionnées.

La co-gérante de l’établissement a indiqué à l’AFP, qu’ils étaient les premiers à faire les frais d’une telle sanction, jugée exemplaire, et qu’ils entendaient faire appel auprès du Tribunal des affaires sanitaires et sociales.

L’Assurance maladie surveille

Selon elle, confirmant une information du Courrier de l’Ouest, après avoir été mise en garde par sa caisse d’Assurance maladie mi-2011, et s’être vue alors fixer un objectif de 60% de génériques pour la fin 2011, elle n’avait pu atteindre que 50%.

La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) des Deux-Sèvres, elle, a confirmé que les pharmaciens mis en cause n’avaient pas appliqué l’accord conventionnel du tiers-payant générique.

Pour le responsable régulation-juridique de la CPAM locale, « le taux de distribution de génériques dans l’officine incriminée se situe entre 30 et 50% alors que la majorité de la profession dans le département affiche des taux compris entre 75 et 80% », dans des propos recueillis par le Courrier de l’Ouest.

La co-gérante estime avoir fait son possible mais assure que de nombreux médecins prescrivent des médicaments « non substituables », qui ne peuvent donc pas être remplacés au profit de génériques.

En février dernier l’Académie nationale de médecine avait lancé une polémique en soulignant que le générique n’était « pas la copie conforme » du médicament original.

Avec AFP

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