Assurance Maladie : Vers une nouvelle vague de déremboursements ?

Le gouvernement planche sur une nouvelle baisse des remboursements de l'Assurance maladie

Le quotidien Les Échos révèle quelques unes des mesures envisagées par le gouvernement pour réduire le déficit de l’Assurance maladie. Le volet dépenses est dans le collimateur avec de nouvelles baisses de remboursements.

Le débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale va bientôt s’ouvrir. Comme tous les ans, il s’agit pour le gouvernement de trouver des moyens d’endiguer le creusement des déficits. Certaines mesures envisagées par le gouvernement sont parues dans les Échos. Ainsi, les médicaments à vignette bleue, c’est-à-dire au service médical rendu « modéré » ne serait plus remboursé qu’à hauteur de 30% contre 35% jusque-là. Les soins hospitaliers compris entre 91 et 120 euros verraient également leur prise en charge par l’Assurance maladie diminuer. Le gouvernement souhaiterait relever le ticket modérateur de 0,5 point.

L’État pourrait économiser 400M d’euros, une goutte d’eau comparé au 2,5Mds prévus pour 2011. D’autres mesures sont également à l’étude. Elles concernent les laboratoires pharmaceutiques, les tarifs des laboratoires de biologie médicale et de radiologie ou encore les prescriptions des praticiens. L’objectif de progression des dépenses de santé fixé par Nicolas Sarkozy devrait être respecté pour cette année.

Des mesures qui passent mal

Mais du côté des organismes complémentaires et des associations on ne voit pas d’un bon œil ce nouveau recul dans la prise en charge par l’Assurance maladie. « Le cru 2011 renoue avec les plus mauvaises habitudes : faire payer les usagers » dénonce le Collectif inter associatif sur la santé (Ciss).

« Si ces mesures étaient confirmées, elles représenteraient une dépense supplémentaire de 500 millions d’euros pour les ménages, s’ajoutant au 1,100 milliard d’euros de taxe nouvelle annoncé il y a quinze jours. Ces mesures purement financières ne régleraient en rien les dysfonctionnements et la dérégulation de notre système de santé » déclare Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française.

Que ce soit par l’augmentation du reste à charge ou par la hausse des cotisations des complémentaires santé, ces nouvelles mesures pèseront sur les assurés sociaux.


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