Assurance responsabilité civile : Les chirurgiens sont inquiets pour leur avenir

Interrogé en début de semaine par le quotidien La Tribune, Philippe Cuq, le président de l’Union des chirurgiens de France, se dit inquiet pour la profession notamment à cause des augmentations de leur prime d’assurance…

Actuellement en pleine tourmente, la profession de chirurgien est mise à mal par l’augmentation constante des primes d’assurance notamment en ce qui concerne la responsabilité civile. « Les primes ne cessent d’augmenter: elles sont d’environ 15.000 euros par an en moyenne pour un chirurgien, et même plus de 25.000 euros pour un gynéco-obstétricien. Ces primes mettent en péril la survie économique de certains d’entre nous » déclare Philippe Cuq dans les colonne du journal.

Ensuite, le médecin pointe du doigt l’insuffisance des remboursements des actes de chirurgie par l’Assurance maladie. Philippe Cuq dénonce le fait que les tarifs de remboursement par la Sécurité Sociale ne sont pas adaptées (ni à la réalité économique, ni au niveau de responsabilité et de contrainte des chirurgiens). Par conséquent, les compléments d’honoraires pratiqués par les professionnels sont peu ou pas remboursés par les complémentaires santé. « Par exemple l’opération des varices, la deuxième en France en fréquence: le tarif brut de l’Assurance maladie française est de 178,07 euros. Pour cette intervention qui dure une heure, les frais sont supérieurs à 50%. Il reste environ quatre-vingt euros avant impôt! » affirme le chirurgien..

Au final, Philippe Cuq propose de revaloriser les actes chirurgicaux en fonction de leur importance afin d’améliorer la situation. Tout en insistant sur le fait que le métier doit aussi s’adapter une démographie chirurgicale changeante (de plus en plus de zones n’ont plus de cliniques), le président de l’Union des chirurgiens de France compte faire entendre ses revendications très prochainement. « Nous comptons sur les élections professionnelles des Unions régionales des professionnels de santé du 29 septembre 2010, auxquelles nous nous présenterons avec les métiers du « bloc opératoire » (obstétrique, chirurgie, anesthésie). Objectif : être élus et devenir représentatifs afin que nos problèmes spécifiques soient enfin pris en compte », conclut-il.


Laissez votre avis