Assurance Santé : L’Avandia ne présente pas de risque selon une étude américaine

L'antidiabétique controversé Avandia, objet d'un examen approfondi de l'Agence américaine des médicaments (FDA), ne présente pas davantage de risque cardiovasculaire et de décès que son concurrent Actos, selon une étude menée aux États-Unis et publiée mardi.

L’antidiabétique controversé Avandia, objet d’un examen approfondi de l’Agence américaine des médicaments (FDA), ne présente pas davantage de risque cardiovasculaire et de décès que son concurrent Actos, selon une étude menée aux États-Unis et publiée mardi.

Cette nouvelle recherche comparative va alimenter le débat en cours sur le médicament du laboratoire britannique GlaxoSmithKline, dont de précédentes études montraient qu’il provoquait nettement plus d’attaques cardiaques ou cérébrales que l’Actos (pioglitazone), un traitement de la même catégorie de la firme japonaise Takeda.

Un comité d’experts de la FDA (Food and Drug Administration) avait jugé en 14 juillet que l’Avandia (rosiglitazone) comportait un risque cardiaque accru préoccupant et avait demandé de nouvelles restrictions à son utilisation. Sur les 33 membres de ce comité convoqué par la FDA, 12 ont recommandé un retrait du marché, dix de renforcer l’avertissement actuel sur ce risque cardiaque et de restreindre sa prescription tandis que sept demandaient de durcir l’avertissement existant. Trois de ces experts n’ont souhaité aucun changement et un s’est abstenu.

La dernière étude menée par le groupe d’assurance médicale WellPoint a porté sur plus de 36.000 diabétiques ayant soumis des demandes de remboursement de 2001 à 2005 et traités soit avec Avandia, soit avec Actos. L’analyse comparative a porté sur une période de 14 mois de traitement en
moyenne et 18 mois de suivi. Les résultats ne montrent pas de différence notable dans le taux d’attaques cardiaques, cérébrales et de décès entre les patients traités avec Avandia et ceux traités avec Actos, à savoir 4%, ont conclu les chercheurs.

L’âge moyen des patients au début de l’étude était de 54 ans et 58% étaient des hommes. « Cette étude fournit aux malades et à leurs médecins une autre source d’information sur le rosiglitazone et le pioglitazone pour déterminer le meilleur traitement antidiabétique », observe le Dr Debra Wertz, responsable de la recherche à HealthCore Inc., filiale de WellPoint, principal auteur de cette étude publiée dans Circulation, la revue de l’American Heart Association.

Washington, 24 août 2010 (AFP)

Voir notre article sur la sécurité de l’Avandia évaluée par l’Europe.


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