Cancers féminins: en France, des assurances spécialisées pour parer aux frais non-remboursés

Depuis quelques années, certains assureurs proposent en France des contrats spécialisés concernant les cancers féminins, destinés aux femmes en bonne santé qui souhaitent se prémunir des coûts non-remboursés liés à ces maladies.

Les frais non-remboursés liés à un cancer du sein sont très élevés, particulièrement en cas de reconstruction mammaire, et représentent un fardeau financier pour les plus pauvres, souligne jeudi une étude publiée par la Ligue contre le cancer.

Les sociétés qui proposent ce type de contrats d’assurance se comptent sur les doigts d’une main. Dans les grandes lignes, les offres se ressemblent: en échange d’une cotisation mensuelle, la cliente est assurée de recevoir une somme d’argent et des services d’assistance en cas de diagnostic d’un cancer du sein, de l’utérus, des ovaires ou du vagin.

L’assureur américain Metlife a été le premier à proposer en France, en 2011, un contrat baptisé “Serena“. En échange d’une cotisation allant de 3,9 euros à 154 euros, la cliente dispose dans une premier temps d’une assistance téléphonique et d’une assistance en cas d’hospitalisation soudaine, selon le site internet du groupe.

Si la personne est diagnostiquée, Metlife lui verse un capital forfaitaire, qui s’échelonne de 10.000 à 70.000 euros, avec un capital supplémentaire pouvant aller jusqu’à 7.000 euros en cas d’intervention chirurgicale.

Des prestations d’assistance pour la vie quotidienne et un soutien psychologique sont prévues, ainsi qu’une aide au retour à la vie active.

Plus récente, l’offre du courtier DéfenseAssurances a été souscrite par 800 femmes, qui ont en moyenne 35 ans, au cours des trois derniers mois, a indiqué une porte-parole.

Avec une cotisation plancher de 3,18 euros, l’offre comprend le versement d’un capital de 10.000 à 50.000 euros, pour financer par exemple “une perruque de qualité, des prothèses mammaires, une lingerie adaptée“, des massages, et d’autres services, notamment un accompagnement personnalisé et une garde d’enfants.

Chez SOA (groupe AIG), l’offre comprend le versement d’un capital compris entre 500 et 1.500 euros par mois après diagnostic d’un cancer et la remise de Chèques emploi services universels à hauteur de 1.000 euros. Au-delà de leur coût, ces contrats ne sont cependant pas ouverts à toutes les femmes.

Au-delà de l’âge-limite fixé à 65 ans, le contrat de DéfenseAssurances exclut les femmes dont la mère ou la soeur a été atteinte d’un cancer féminin, dans le but de “limiter l’impact du risque pour l’assureur“, précise une porte-parole de la société, qui assure que cela représente “une frange assez limitée de la population“.

De même, chez SOA (groupe AIG), la formule lancée fin 2013 ne peut être souscrite par des femmes qui ont déjà eu un cancer féminin, ni par celles ayant été atteintes d’un autre cancer, à moins d’être en rémission complète depuis au moins dix ans. Chez Metlife, les clientes ne doivent jamais avoir déclaré de cancer ni de papillomavirus.


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