Les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes en hausse de 1,7%?

Selon les résultats d’une enquête dévoilée ce 25 septembre par l’UFC-Que Choisir, les dépassements d’honoraires des ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres ont affiché une hausse de 1,7% entre juillet 2012 et juin 2013.

En dépit de l’accord conclu le 23 octobre (entre l’Assurance maladie, les syndicats de médecins libéraux et les complémentaires santé) qui étaient supposés les réguler sous peine de sanctions, les dépassements d’honoraires sont en hausse. Ou du moins le sont-ils pour trois catégories de médecins spécialistes.

Selon une étude menée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir entre juillet 2012 et juin 2013, les “excès” se sont élevés de 0,7% chez les ophtalmologistes (prix moyen de la consultation à 42 euros), 1,5% chez les gynécos (prix moyen de la consultation à 56 euros), et contre toute attente 7% chez les pédiatres (prix moyen de la consultation à 46 euros). Pour ces derniers, le montant moyen de dépassement a évolué de 17 euros à 18,20 euros.

Ainsi, 45% de ces médecins spécialistes ont concrètement rehaussé leurs tarifs, 36% les ont gelé et seulement 19% les ont réduit.

La faute aux jeunes médecins ?

Selon l’enquête, l’arrivée de jeunes médecins aux dents longues ne serait pas sans incidence. En effet, ces derniers ont de plus en plus tendance à privilégier la tarification libre. Ainsi, 70% des nouveaux ophtalmologistes installées en 2013 ont décidé de pratiquer des dépassements d’honoraires contre 48% pour ceux en fin de carrière qui ont pris la retraite. Un constat qui prévaut également chez les deux autres spécialités. Chez les gynécologues, 69% en 2013 contre 51% des futurs retraités, et chez les pédiatres, 42% contre 27%.

Les résultats dévoilés par l’association de consommateurs vont à contre-courant de ceux communiqués par l’Assurance maladie sur l’exercice 2012.

L’accord du 23 octobre, inutile ?

Le contrat d’accès aux soins, instauré à la suite de l’accord du 23 octobre 2012 sur la limitation des dépassements d’honoraires, ne présage pas une grande efficacité selon l’UFC-Que Choisir. Et ce, malgré le fait qu’il propose aux médecins acceptant de bloquer leurs tarifs à 100% de la base fixée par la Sécurité sociale, une prise en charge de leurs cotisations.

Pour que l’accord devienne complètement fonctionnel, il avait été décidé qu’un un tiers des praticiens devrait au minimum avoir signé le contrat d’accès aux soins. Soit 8.300 médecins alors qu’au 24 septembre, l’Assurance-maladie n’a enregistré que 7.900 signataires. 400 sont encore manquants pour faire pencher la balance jusqu’à la nouvelle date butoir, fixée au 1er octobre.


Laissez votre avis