Ebola : les compagnies d’assurances se préparent…

Depuis le mois de mars le virus Ebola fait la une de l’actualité. Les prévisions fatalistes annonçaient même l’arrivée de la pandémie en France avant le 24 octobre. Cette crise sanitaire mondiale impacte directement certains secteur de l’économie, les assureurs et assisteurs sont, bien entendu, en première ligne.

Assureurs et compagnie d’assistance se préparent au pire des situations, et pour limiter la contamination de leurs assurés, ils sont sur le pied de guerre. “Nous suivons de très près l’évolution de cette épidémie en Afrique et son éventuelle propagation à d’autres pays ou continents. Nous sommes en relation avec les autorités sanitaires françaises et suivons les procédures qui nous ont été communiquées dans les différentes réunions sur le sujet. (système d’alerte, autorisation de rapatriement via la DGS, prestataire agréé par les ministères de tutelle, information des personnels de santé…)” indique Allianz Global Assistance.

Les entreprises d’assurance sont plus concernées par les Français sur place plutôt que par une possible arrivée de la pandémie qui serait du ressort du ministère de la Santé. ” Nous ne disposons pas à ce jour d’éléments objectifs permettant de parler d’une possible arrivée de la pandémie en France.” Indique-t-on chez MSH.”Ce type de pandémie est habituellement de la responsabilité des autorités sanitaires de chaque pays : c’est donc l’État français qui a la responsabilité de la préparation des réponses opérationnelles à l’éventuelle arrivée d’une pandémie en France”, fait savoir le Docteur Annie Peytavin, directeur médical de MSH International.

Par ailleurs, pour les Français actuellement en Afrique de l’Ouest, différents dispositifs sont en train d’être mis en place. Le Docteur Daniel Boulanger, directeur médical d’Europ Assistance France indique “il n’y a pas beaucoup de tourisme dans les zones touchées aujourd’hui par Ebola, en tant qu’assisteur nous sommes plutôt concernés par des Français expatriés qui vivent et travaillent dans ces régions d’Afrique de l’Ouest et en effet nous avons identifié par quel moyen les évacuer s’il y avait besoin.”

Or le rapatriement pour cause de pandémie pose plusieurs problèmes techniques aux assureurs, toujours selon le Dr Boulanger, “la principale difficulté à laquelle nous serons confrontés se situe au niveau des autorités sanitaires des pays pour pouvoir faire admettre le patient notamment sur le territoire français. On ne peut pas transporter une personne qu’on sait atteinte d’Ebola et la faire traverser les frontières sans avoir reçu les autorisations sanitaires du ministère de la Santé française pour qu’elle puisse être prise en charge dans une structure hospitalière dès son arrivée sur le territoire.

Tous les assureurs envoient des recommandations, mettent en place des lignes d’urgences ou des centres téléphoniques de renseignement comme Europe Assistance par exemple. Ils envoient également des newsletters avec les précautions sanitaires à observer afin de limiter la contagion. Le Groupe IMA “nous avons développé une application (Secur&Maps”) permettant à un professionnel en mobilité d’avoir accès, 24h/24 et 7 jours/7 via un smartphone ou une tablette, à l’ensemble des services nécessaires à un voyage en toute sécurité : consultation des informations en matière de prévention, capacité de communication pour émettre et recevoir des alertes et garder un lien permanent avec sa DRH, possibilité d’une mise en relation directe avec les plateaux d’assistance pour une prise en charge immédiate grâce une géolocalisation en temps réel.” 

Par ailleurs, d’autres prennent en cause l’impact psychologique que la psychose ambiante peut avoir sur les  Français habitant dans ces zones, ainsi MSH International indique avoir ” également communiqué rapidement sur notre capacité à organiser des consultations avec un psychologue pour tous ceux qui se sentiraient en difficulté dans un pays à risque.”

Enfin,  tous sont d’accord sur un point, “nous recommandons aux entreprises de limiter les voyages professionnels non indispensables dans les régions concernées et de ne pas y envoyer des personnes présentant une pathologie chronique.


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