L’autotest de dépistage du sida bientôt en vente en France

Déjà vendus au États-Unis, les autotests de dépistage du sida pourraient bientôt être commercialisés en France. Ces derniers ne devraient pas être pris en charge par l’Assurance-maladie.

Dans des avis rendus il y a quelques jours, le Conseil national du sida et le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) se sont prononcés en faveur de la mise en vente de l’autotest de dépistage du sida dans l’hexagone.

Le dispositif, pas encore approuvé en Europe mais déjà disponible au Etats-Unis, permet de réaliser soi-même des tests de dépistage du VIH à partir d’un échantillon de salive ou d’une goutte de sang. Comme pour un test de grossesse, le patient obtient un résultat en moins de 30 minutes.

Tests à risques

La commercialisation de ces autotests permettrait, selon les deux instances, de palier les difficultés d’accès aux méthodes de dépistage actuelles. Cependant, certaines conditions sont préconisées, notamment par le CCNE, pour la mise en vente de ces tests.

L’anonymat et le silence sur l’orientation sexuelle des personnes qui utilisent le dispositif devront être garantis, et l’interprétation des résultats devra être confirmée par un test biologique traditionnel. Un éventuel suivi psychologique pourrait être demandé pour les personnes qui découvriront seules qu’elles sont porteuses du virus du Sida.

Le Conseil consultatif s’inquiète surtout d’éventuelles tentatives de pressions ou de contraintes dont certaines personnes pourraient être victimes, notamment pour l’obtention d’un travail ou d’une assurance par exemple. Dernières préconisations, ces tests devront être vendus en pharmacie et sur Internet, à un prix raisonnable et ne seront pas pris en charge par l’Assurance-maladie.

5 millions de tests biologiques de dépistage du Sida sont effectués chaque années en France, pourtant, on estime aujourd’hui que près de 30.000 personnes sont atteintes du VIH sans le savoir.


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