PIP: Quatre ans de prison ferme pour Jean-Claude Mas

Jean-Claude Mas a été condamné mardi 10 décembre 2013 à quatre ans de prison ferme pour avoir commercialisé et vendu des implants mammaires frauduleux.

De l’Amérique Latine, en passant par la Chine et la France, Jean-Claude Mas et ses implants mammaires frauduleux ont fait plus de 7.000 victimes. Le fondateur de la société varoise a été condamné mardi à Marseille à quatre ans de prison et 75.000 euros d’amende pour avoir vendu des implants non réglementaires. Il a par ailleurs reçu l’interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical ou de gérer une entreprise.

Son avocat a annoncé son intention de faire appel. “Je suis déçu mais pas surpris“, a réagi Me Yves Haddad. “L’affaire PIP était depuis le début « l’affaire Mas ». Pendant le procès on a été écoutés mais pas entendus, la pression était trop forte“, rapporte l’AFP.

Tromperie aggravée et escroquerie

Ce jugement intervient sept mois après un procès d’une ampleur exceptionnelle, qui avait réuni dans un centre des congrès 300 avocats et autant de victimes. Contre Mas, “l’apprenti sorcier des prothèses” selon l’expression du procureur, avaient été requis quatre ans de prison et 100.000 euros d’amende dans ce procès pour “tromperie aggravée” et “escroquerie“.

Entre 3 et 18 mois de prison

Les autres prévenus ont écopé de peines moins lourdes que requis: Claude Couty, directeur général puis président du directoire de PIP, a été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis; Hannelore Font, directrice de la qualité, et Loïc Gossart, en charge de la production, à deux ans dont un avec sursis, et enfin le responsable de la Recherche et Développement, Thierry Brinon, à 18 mois avec sursis. Mme Font, M. Brinon et M. Gossart étaient poursuivis comme complices.

Tous ont reconnu à l’audience la fraude, révélée en mars 2010, sur le gel de silicone, différent du Nusil déclaré officiellement, pour un gain annuel chiffré à un million d’euros. Mais Jean-Claude Mas qui a tenté d’effacer son image d’homme autoritaire en présentant des excuses aux victimes, a persisté à en nier la nocivité.

Avec AFP


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