Prévention santé : 2010 serait-elle l’année la plus chaude du siècle ?

Depuis quelques jours, la France et l’Europe connait des pics de chaleurs importants. Ces augmentations soudaines de températures laissent présager des épisodes caniculaires durant l’été, on annonce même une année record pour le mercure.

Dans un article publié dans le quotidien Le Monde ce matin, le National Climatic Data Center (NCDC) américain annonce que le début d’année 2010 a été le plus chaud enregistré depuis que l’on mesure les températures mensuelles (fin du XIXe siècle). On se pose alors la question de savoir si 2010 sera l’année la plus chaude du siècle ?

En tout cas, Météo France préfère rester vigilant, lançant d’ailleurs une alerte canicule pour la région Rhône-Alpes, vendredi 2 juillet dernier. L’institut annonce des températures pour les mois de juillet et août au dessus des normales de saison sur l’ensemble de l’hexagone ainsi que sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest.  « Les “anomalies chaudes” observées sur l’ensemble de l’Atlantique tropical sont les plus fortes jamais observées » déclare au Monde, Christophe Cassou, chercheur (CNRS) au Centre européen de recherche et de formation avancées en calcul scientifique (Cerfacs).

L’été très chaud qui nous attend serait la conséquence directe de l’hiver dernier, rude et froid, qui a touché l’Europe de l’Ouest et le bassin atlantique. « La quasi-absence de l’anticyclone des Açores a entraîné un affaiblissement des vents d’Est, les alizés. Du coup, ceux-ci ont moins soufflé sur l’Atlantique, qui a donc pu stocker plus de chaleur », ajoute Christophe Cassou.

Cette canicule en prévision aurait bien évidemment des conséquences préoccupantes, notamment sur les réserves en eau. Des tensions dans la gestion des ressources aquatiques dans le nord-ouest du pays ne sont pas à exclure. Dans les colonnes du quotidien, Philippe Vigouroux, chargé du suivi de la situation hydrologique au bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) explique que « les deux prochaines semaines seront déterminantes ». Les nappes phréatiques seront les premières touchées si la chaleur persiste, en effet, la raréfaction des pluies et l’irrigation agricole viendront assécher ces dernières.


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