Santé : A l’aube d’une dépénalisation du cannabis ?

A l’heure où le cannabis et sa dépénalisation reviennent à l’ordre du jour, l’Académie de médecine, arcane symbolique, clame sa vive opposition.

Nombreux sont les français a avoir songé que l’avènement de la gauche au pouvoir serait l’occasion de sortir des vieux cartons les dossiers oubliés. Et la dépénalisation du cannabis y sommeillait depuis longtemps. De retour cycliquement après chaque quinquennat, le sujet encense toujours autant les discordes. Appuyé des Verts, rejeté par la droite, le cannabis ne fait pas uniquement polémique au sein de l’appareil politique. Une nouvelle voix s’élève pour faire front à la dépénalisation, celle de l’Académie de médecine, porteuse d’un message scientifique.

Pas une simple drogue douce

Selon elle, le cannabis est loin d’être la “drogue douce” que ses adeptes dépeignent, mais constitue un réel “danger public”. Surtout que les résultats délivrés par l’enquête Espad de 2011(European School projet on Alcohol and other Drugs) accrédite la première marche du podium de la consommation à la France sur 36 pays européens sondés. L’Académie de médecine, mais également celle de pharmacie, rappellent que le cannabis “double le risque de symptômes psychotiques” avec “de nombreux cas de schizophrénie” liés à son absorption. Sans compter “la dépendance, le tabac mais également les infarctus, les AVC, l’altération de la mémoire, l’anxiété et la dépression…”

A l’heure où tous les regards se tournent vers la gauche, le Président de la république François Hollande a réaffirmé sa position en faveur de la dépénalisation alors que son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a quant à lui temporisé, indiquant que ce n’était pas encore “à l’ordre du jour”. Affaire à suivre…

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