Santé : Pas de tiers-payant sans génériques

L’Assurance maladie s’est fermement engagée le 23 juillet dernier. Aucun patient ne bénéficiera du tiers-payant s’il se refuse aux génériques proposés en pharmacie. Une mesure coup de poing qui rebooste la vente des médicaments de substitution.

Quand l’Assurance maladie décide de s’orienter économies, elle ne tergiverse pas sur les moyens de contrainte. Sa nouvelle ligne de mire ? Les génériques. Si 70% des français les ont déjà accepté sans broncher, 30% continuent à faire la fine bouche. Une part dérisoire au demeurant mais qui continuent à impacter sur le “trou de la Sécu”. La protection de santé universelle a donc instauré un petit chantage honnête et efficace : pas d’utilisation du tiers-payant sans approbation des génériques. Les patients profiteront tout de même de leurs remboursements selon les plafonds indiqués mais l’avance de frais leur incombera.

Effet spectaculaire

La mesure peut se prévaloir de son succès. Depuis sa mise en application, les français coopératifs sont passés de 70% à 73%. Une amélioration qui s’expliquerait par un typique flegmatisme à l’hexagonale. Les patients réticents préfèrent encore décamper de leurs positions plutôt que de s’alanguir à remplir l’ancestrale feuille de soins sur laquelle se colle les vignettes des médicaments.

Un pari gagné donc, que l’assurance maladie espère encore plus évocateur d’ici à 2012. Objectif : 85% d’acceptation des génériques pour 200M d’euros d’économies.

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