Santé : Prescription restreinte pour la pilule de 3e génération

L’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) souhaite restreindre à certains spécialistes et professionnels de santé la prescription des pilules de 3e et 4e génération. Aujourd’hui distribués par les généralistes, ces médicaments favorisent les risques d’accident vasculaire.

Ce mercredi, l’ANSM lance une concertation avec des représentants d’organisation professionnelles à propos de la pilule de 3e et 4e génération. Jugé dangereux, le contraceptif, aujourd’hui distribué à 2 millions de femmes par des médecins généralistes, pourrait voir sa prescription limitée à des spécialistes et à certains professionnels de santé.

Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM, dénonce « un emploi excessif » de ces pilules en France. Interrogé par l’AFP, l’homme poursuit : « Si notre mesure de mise en garde auprès des prescripteurs ne suffisait pas, il s’agirait de réserver les conditions de prescription et de délivrance pour en limiter l’utilisation, pour être sûr qu’elles ne soient utilisées qu’en second recours et la réserver à des spécialistes ».

Plaintes en cascade

Accusées de favoriser les accidents vasculaires, les pilules de 3e et 4e génération font l’objet depuis quelques jours de plaintes à répétition. Le 14 décembre dernier, Marion Larat, une jeune femme de 25 ans handicapée à 65% après un accident vasculaire cérébral imputé à sa pilule avait ouvert la voie. Une trentaine d’autres plaintes devraient être déposées d’ici quelques jours.

Il y a quelques mois déjà, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, avait annoncé le déremboursement de cette pilule à partir de septembre 2013, compte tenu d’ « un risque de complications thrombo-veineuses (les phlébites), deux fois plus élevé que chez les femmes sous pilules de 2e génération » relevé par la HAS (Haute Autorité de Santé).


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