Tarifs / Complémentaires santé : +3,5% de hausse minimum en 2011

Il est désormais presque acquis que les tarifs des complémentaires augmenteront au minimum de 3,5%. En cause, l'adoption d'une taxe par le Parlement dans le budget 2011.

Il est désormais presque acquis que les tarifs des complémentaires augmenteront au minimum de 3,5%. En cause, l’adoption d’une taxe par le Parlement dans le budget 2011 de l’État.

Après les hausses de tarifs en assurance automobile et assurance habitation, les cotisations des complémentaires devraient à leur tour fortement grimper. 3,5% serait le minimum, le Parlement ayant voté l’instauration une taxe sur les contrats santé « responsables » de cet ordre dans la loi de finance pour 2011.

Une répercussion mécanique sur les tarifs

Les fédérations, les associations, les compagnies d’assurance et les mutuelles avaient pourtant mis en garde contre la répercussion automatique de ce prélèvement de 3,5% sur les contrats responsables qui représentent 95% des complémentaires santé souscrites dans le pays.

« Si la taxe était mise en place, mécaniquement, les mutuelles la répercuteraient sur les cotisations » prévenait Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française lorsque l’idée de cette mesure avait été avancée par François Baroin et Christine Lagarde à la fin de l’été. « C’est le consommateur final qui va payer. Il ne sera pas possible d’intégrer une hausse des taxes sans la répercuter sur les primes et sur le client final. Tous les acteurs ne pourront faire autrement » expliquait Patrick Petijean, PDG d’April Assurances.

Jusqu’à 10% de hausse

« Ce sont donc des millions de français qui vont voir leur couverture complémentaire renchérir de nouveau » déplorait alors Christian Saout, président du Collectif inter associatif sur la santé (Ciss). Des hausses de tarifs étaient déjà prévues par plusieurs assureurs. Cette taxe sur les conventions d’assurance va donc majorer les ajustements de cotisations déjà attendus.

Des augmentations jusqu’à 10% pourraient donc être constatées par les assurés sur leur prochaine facture. Le risque est celui de la démutualisation, ou d’une réduction des couvertures par les adhérents pour conserver un niveau équivalent de cotisations. Le taux de Français non couverts par une complémentaire (7%) ne risque pas de s’améliorer. Il pourrait même s’aggraver avec les risques de renonciation aux soins et de dégradation de la santé que cela comporte.


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