Vers une mise en lumière des liens capitalistes entre comparateurs et assureurs ?

Le CCSF (Comité consultatif du secteur financier) vient de rendre plusieurs avis sur les comparateurs en assurance santé. Par souci de transparence, il préconise que soient dévoilés les liens capitalistes et économiques qui règnent entre comparateurs et assureurs.

Ce n’est un secret pour personne, certains assureurs possèdent des parts dans les capitaux de plusieurs comparateurs. Une pratique opaque révélée notamment par News Assurances dans une enquête (la face cachée des comparateurs d’assurance) datant de septembre 2012. Opaque car les cyberconsommateurs attendent d’un site de comparaison qu’il se démontre totalement indépendant des assureurs qu’ils jaugent. Quelle crédibilité peut avoir une plateforme qui place l’assurance X en première position des recherches d’un internaute alors que cette même compagnie participe au financement du comparateur ? C’est dans cet ordre d’idée que le CCSF a dévoilé le 26 mars dernier un certain nombre d’avis. Pour apporter aux cyberconsommateurs la transparence et la clarté qu’ils recherchent. Ainsi le Comité recommande-t-il que soient révélés et exposés les relations pécuniaires qui lient certains comparateurs à des assureurs. “L’éditeur doit préciser s’il est rémunéré par des entreprises et intermédiaires d’assurances (…) et que les conditions de cette rémunération sont sans influence sur la présentation et la sélection des offres. Le nombre et le nom des assureurs et intermédiaires d’assurances en question doivent être mentionnés de manière très apparente” clarifie l’avis.

Autres préconisations

Le Comité a rendu plusieurs autres recommandations. Notamment en matière d’information sur la résiliation des contrats et sur les tarifs, énoncés de façon ambigue selon lui. Le CCSF préconise que les prix (incluant les taxes) soient affichés sur une base annuelle, hors promotion, et que les frais d’entrée soient présentés indépendamment. Pour qu’aucune confusion ne soit possible. Enfin, quant aux solutions de remboursement, qu’elles soient assorties de plusieurs exemples en fonction de certains actes représentatifs. Les prises en charge, exprimées par les pourcentages 100%, 150%, 200%, 300%, restent souvent mal interprétées par les consommateurs. Pour finir, le Comité édicte également quelques obligations afin que les informations personnelles de l’internaute ne transitent pas vers des sociétés de prospection. Aujourd’hui les données téléphoniques et numériques sont fréquemment échangées à des fins commerciales.


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