Sécheresse : Bruno Le Maire en appelle à la solidarité des assureurs

Le ministre de l’agriculture exclut un impôt sur la sécheresse et préfère d' « autres formes de solidarité » au niveau des assurances, de la MSA et de l'Europe.

Les agriculteurs, durement touchés par les restrictions d’eau à un moment crucial, peinent aussi à nourrir leurs bêtes. Le ministre de l’agriculture exclut cependant un impôt sur la sécheresse et préfère d’ « autres formes de solidarité » au niveau des assurances, de la MSA et de l’Europe.

« Je veux m’assurer que le jeu de la solidarité joue à plein », a déclaré lundi le ministre de l’agriculture qui en appelle aussi au soutien des assureurs, des banquiers et de la MSA (Mutualité sociale agricole). « On ne s’en sortira pas tout seul, ça doit être une solidarité nationale à tous les niveaux », y compris au niveau de le l’Etat, a-t-il insisté au micro de France Info. Le ministre exclut cependant la mise en place d’un impôt sécheresse. « Je ne crois pas que ce soit la bonne solution ».

Bruno Le Maire préfère le soutien des assureurs, banquiers et de la MSA à travers des reports de cotisation ou des prêts relais sur plusieurs mois, « en attendant que les aides de la Commission européenne soient versées ». Il a rappelé avoir obtenu que celles-ci viennent plus tôt : « une garantie suffisante » pour que se mette en marche une solidarité envers les éleveurs. Le ministre a également déclaré réfléchir à des « mesures structurelles » au niveau européen et demandé à la Commission européenne de réunir un groupe sur l’avenir des agriculteurs.

Éviter la spéculation sur l’alimentation animale

54 départements français sont aujourd’hui concernés en France par la sécheresse qui sévit depuis maintenant deux mois et soumis à des mesures de restriction en eau. « Aujourd’hui, je vais réunir tous les préfets pour regarder, au cas par cas, où sont les besoins, quels sont les risques les plus importants », a déclaré Bruno Le maire.

Différentes voix au sein de l’opposition et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) se sont faites entendre pour soutenir les agriculteurs qui peinent à nourrir leurs bêtes. Le ministre s’entretiendra avec les céréaliers : « Je veux éviter qu’il y ait la spéculation sur l’alimentation animale au moment où il y a la sécheresse ». Il insiste notamment sur un prix garanti sur la paille à 25 euros la tonne : « Ça ne doit pas être 40, 50 ou 60 euros, comme ça existe malheureusement dans certains points du territoire ».


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