Intempéries : Pourquoi les agriculteurs sont-ils démunis face à la grêle et aux inondations ?

Hier, la Confédération paysanne a dénoncé le “démantèlement des régimes des calamités associé à l’incapacité des compagnies d’assurances de proposer des garanties suffisantes à un prix abordable”, indiquant que les agriculteurs ne pouvaient plus se couvrir face aux sinistres liés à la grêle ou aux inondations.

Déjà particulièrement touchés en mai dernier par de violents intempéries, les agriculteurs ont exprimé hier leur désarroi face aux “déchainements climatiques” qui touchent la France ces derniers jours. Ces derniers ce considèrent “sans défense” face à la grêle et aux inondations, indique l’AFP.

 “Le triptyque, assurance récolte, fonds sanitaire environnemental, calamités agricoles réduit à peau de chagrin montre une fois de plus son inefficacité“, regrette le syndicat paysan minoritaire. Des orages, de grêle notamment, ont endommagé des parcelles de vignobles en Bourgogne et dans le Bordelais, ainsi que des productions fruitières ou céréalières.

L’assurance récolte réduite

En juin dernier, plusieurs grandes fédérations de producteurs et syndicats agricoles avaient dénoncé la réduction, de 100M d’euros à 77,2M, de l’assurance-récolte censée les protéger en cas d’intempéries. Soit une diminution de près d’un quart. De son côté, la Cour des comptes avait jugé, un mois plus tard dans un référé, que le développement de l’assurance récolte, dont les cotisations risquent d’augmenter, demeurait “à un stade de développement insuffisant” et que de ce fait “le basculement des indemnisations publiques vers l’assurance est donc loin d’être effectif”.

La Confédération paysanne souhaite donc “une remise à plat du système dans les plus brefs délais” et souligne une nouvelle fois le manque de moyens pour aider les agriculteurs en cas d’intempéries. “Les moyens de l’État sont particulièrement limités. Il faut demander à la MSA (Mutualité sociale agricole) et aux Banques de prendre des mesures”.


Laissez votre avis