Etudier à l’étranger : comment choisir son assurance ?

De la fameuse année Erasmus aux programmes bilatéraux d’étude, le séjour à l’étranger est désormais devenu une étape quasi incontournable des études universitaires. L’exotisme et l’aventure sont au programme, mais des inquiétudes existent aussi : qu’arriverait-il en cas de maladie ou d’accident, dans un pays dont on ne maîtrise pas forcément bien la langue et encore moins le fonctionnement du système de santé ? Il est donc recommandé de souscrire à une assurance lors de ses études à l’étranger – voici quelques conseils pour bien choisir son contrat.

Déterminer ce pour quoi on est déjà couvert
Avant de se précipiter sur un contrat d’assurance pour ses études à l’étranger, il sera utile dans un premier temps de savoir quels risques sont déjà couverts par les polices d’assurance auxquelles on a préalablement souscrit (mutuelle étudiante, éventuelle couverture d’assurance des parents…). C’est en effet le piège classique dans les packs d’assurance : s’assurer deux fois contre le même risque ! L’annulation des billets d’avion sera par exemple peut-être déjà couverte par la carte de paiement utilisée pour l’achat des billets.

Prendre en compte le pays de destination
Il y a en effet d’abord une différence majeure entre les pays de l’Union européenne et les pays hors UE. En Europe, les étudiants français pourront bénéficier de la couverture sociale du pays de séjour en se procurant la Carte Européenne d’Assurance Maladie. En dehors de l’Union Européenne, l’étudiant devra en revanche généralement faire assurer l’intégralité de ses soins. La destination du séjour sera également un critère pour choisir certaines options parfois coûteuses : une assistance juridique aura moins d’intérêt dans un pays comme la Belgique dont le système juridique est proche du nôtre, que pour les Etats-Unis ou les pays africains.

Décider du degré de couverture nécessaire
Outre les risques imprévisibles exigeant la même base de garanties (hospitalisation, rapatriement d’urgence, responsabilité civile…), l’étudiant doit prendre en compte ses besoins propres en matière de santé. Les maladies chroniques ou encore les problèmes réguliers de dentition mériteront d’étudier en amont les prix pratiqués dans le pays de destination et de vérifier le plafond de remboursement de l’assurance choisie (remboursement des frais réels ou non, choix libre du praticien ou non, etc.).

Ne pas négliger la qualité du service
C’est le critère final, mais ce n’est pas le moindre. Pouvoir contacter son assureur à tout moment et gratuitement ainsi qu’être remboursé facilement et rapidement font une différence notable quand, loin de ses proches et parfois sans ressource, on est victime d’un accident…


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