Assurance santé animale : 39 contrats passés à la loupe

Bien lire son contrat en vue de choisir une bonne couverture et éviter ainsi les mauvaises surprises : tel est l’un des conseils donné par le dossier publié par Que Choisir Argent, qui consacre un dossier à l’assurance santé animale. 39 contrats y sont passés à la loupe.

Le dossier de Que Choisir Argent – « Assurances pour animaux : flairez le bon contrat ! » (n° 127, juillet 2012) – part d’un constat : « Plusieurs compagnies d’assurance se sont lancées sur le créneau des contrats santé pour animaux. Avec parfois des abus : entre exclusions, explosion des cotisations et formules inutiles, la déception peut être au rendez-vous. »

« Si le marché a du mal à décoller, c’est aussi que des erreurs ont été commises, avec des courtiers aux pratiques dommageables pour toute la profession », témoigne un acteur du secteur dans ce dossier.

Un service récent mais des offres qui se multiplient

Le marché de l’assurance santé animale est récent, mais ce type de services se multiplie et les offres sont maintenant très nombreuses.

Si les vétérinaires peuvent informer les maîtres de l’existence des assurances santé animale et que les éleveurs – principalement ceux de chiens de pure race – se font aussi le relai de l’information, Internet, par le biais des comparateurs, permet aussi la recherche.

Mais comme le souligne le dossier, le meilleur côtoie souvent le pire : « Des assureurs totalement inconnus proposent aussi des contrats à des tarifs extrêmement bas. » C’est au départ une relation de confiance qui doit s’établir entre le maître souhaitant protéger son chien ou son chat et son assureur, prévient Que Choisir.

Formules à bas prix : sans intérêt pour les propriétaires

« Cette relation de confiance passe aussi par les garanties des contrats. À 5, 6 ou 10 € par mois, l’animal est-il vraiment protégé ? Pour plusieurs vétérinaires interrogés, la réponse est clairement «non». Ils déconseillent les contrats de type « accident » qui « ne remboursent rien ».

« Les accidents représentent en effet moins de 20 % des soins pratiqués sur les animaux. Un contrat couvrant tous les soins – consécutifs à une maladie ou à un accident sont donc un minimum pour espérer bénéficier d’une protection correcte. Mais ils sont plus chers… »

Attention aux garanties liées à l’âge de l’animal

Autre mise en garde : le souscripteur ne doit pas s’intéresser qu’aux avantage du contrat. « Le principal piège à éviter concerne les garanties liées à l’âge de l’animal. Statistiquement, le nombre d’incidents de santé chez un animal augmente à partir de l’âge de sept ans. Les assureurs ont donc tous imposé une limite d’âge à partir de laquelle il n’est plus possible de souscrire. »

Mais au-delà d’un certain âge, des compagnies restreignent les garanties en baissant le plafond de remboursement, en diminuant les remboursements ou encore en augmentant la franchise. « II convient donc de vérifier sur votre contrat que les garanties resteront identiques quelle que soit «l’ancienneté» de l’animal et qu’il ne sera pas exclu passé la limite d’âge : cette précaution est essentielle pour éviter de se retrouver avec un animal trop vieux pour pouvoir être assuré ailleurs », prévient le dossier. Certaines assurances baissent aussi le plafond de remboursement, diminuent les remboursements ou augmentent la franchise en fonction de l’avancée en âge de l’animal.

Pour faire le bon choix, Que Choisir a donc « décortiqué » les conditions générales des contrats d’assurance santé animale, « passage obligé avant de signer ». Parmi les points à ne pas négliger : « Plus que le prix, le choix d’une formule adaptée est primordial. Certains assureurs prennent en compte la race de l’animal : c’est un gage de sérieux » ; interroger le conseiller avec un exemple concret. Attention enfin à certains plafonds de remboursements internes aux contrats, aux exclusions, au délai de carence…

Pour éviter certains pièges avant de souscrire, le dossier de Que Choisir ne se contente pas de donner des conseils. Le magazine procède aussi, sous forme d’un tableau, à un comparatif opéré auprès de 39 contrats. Et de toute évidence, tous ne se valent pas.


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