Assurance santé animale : Comprendre les exclusions

Certains actes font partie de ce que l’on appelle les exclusions. Ils ne sont donc pas remboursés par l’assurance santé animale. Toutefois, parmi ces actes, il existe des cas particuliers où la prise en charge devient possible.

L’assurance santé animale (mutuelle chien, mutuelle chat et mutuelle NAC) comprend des exclusions.
Il s’agit de pathologies ou d’actes qui ne sont pas remboursés et n’ouvrent donc pas droit à une prise en charge.

Il y a tout d’abord les maladies génétiques. Dès lors qu’il est avéré qu’une pathologie découle d’une tare héréditaire, aucune assurance santé animale ne prend en charge son remboursement.
Cela n’est pas propre aux compagnies d’assurance santé animale françaises. Le principe est le même à l’étranger.

Rien ne permet de prévoir les maladies ou les accidents. Toutefois, certains tests génétiques permettent désormais de savoir si les géniteurs (parents du futur chiot ou du futur chat que l’on souhaite acquérir) sont indemnes ou pas de certaines maladies transmissibles héréditairement.
C’est lors du choix de l’animal qu’il est alors important, lorsqu’ils existent, de demander les tests des géniteurs.

Dans certains cas, comme en matière de dysplasie notamment, un stade d’atteinte nul ne signifie pas forcément que la descendance sera nécessairement indemne. Mais la probabilité est alors beaucoup plus faible.

Ensuite, toutes les maladies déclarées avant la souscription d’un contrat d’assurance santé animale entrent elles aussi dans le cadre des exclusions.
Le maître doit aussi veiller à ce que tous les vaccins de son animal soient à jour. Une maladie qui pourrait être évitée grâce à une protection existante ne sera pas remboursée si cette protection fait défaut.

C’est pour cela qu’existe le délai de carence qui « courre » entre le moment de la souscription et la possibilité de prise en charge. Le délai de carence concernant les accidents est de manière générale beaucoup plus court du fait de son caractère inattendu et soudain.

Enfin, certains actes font également partie des exclusions. C’est le cas, entre autres, de la stérilisation, le détartrage ou encore une mise bas par césarienne.
Il faut toutefois nuancer car une prise en charge de ces actes peut parfois être possible.

Utiliser le forfait prévention

Dans le cadre d’un contrat contenant un forfait prévention, il devient possible pour le maître assuré de se servir de la somme qui lui est allouée chaque année pour financer un tel acte. Une somme qu’il est aussi possible d’utiliser pour l’achat de produits vétérinaires (antiparasitaires, vermifuges, vaccins, etc.)

De même, et cela est valable pour la stérilisation ou le détartrage, ces deux actes sont remboursés par certaines compagnies après un certain délai d’ancienneté de contrat.
Enfin, si certaines interventions non remboursées deviennent obligatoires suite à une maladie ou un accident, la prise en charge devient alors effective.

On pourrait par exemple citer le cas d’une chienne gestante victime d’un accident et dont l’état de santé imposerait une césarienne. Ou bien d’un détartrage rendu nécessaire dans le cadre d’une intervention visant à soigner une pathologie bucco-dentaire.


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