Assurance santé animale : Leishmaniose chez le chien, une maladie grave

Maladie grave et mortelle, la leishmaniose est transmise au chien par un minuscule moustique. Il existe désormais un vaccin afin de renforcer les moyens de lutte existants contre cette grave maladie prise en charge par l’assurance santé animale.

C’est un minuscule moustique (puceron), le phlébotome, qui est vecteur de la leishmaniose, une maladie grave pour le chien. Les femelles phlébotomes sont actives dès la fin du printemps (mai/juin) jusqu’au milieu de l’automne (octobre), voire dès le mois de mars notamment lorsque l’hiver est doux, et piquent plutôt à la tombée de la nuit.

10% des chiens atteints dans le Sud

La leishmaniose est répandue principalement dans les pays du bassin méditerranéen. On estime que 10% des chiens de cette zone endémique sont cliniquement atteints. Si le Sud de la France est le premier concerné, à la faveur du réchauffement climatique, la maladie gagne toutefois du terrain. Aujourd’hui, la leishmaniose menace 2,5 millions de chiens en Europe, notamment dans le pourtour méditerranéen. Quelques 40.000 chiens en sont victimes en France chaque année.

Des symptômes diffus

Les symptômes cliniques de la leishmaniose ne sont pas spécifiques et la maladie doit être suspectée lors de leur apparition simultanée ou successive. Le plus souvent, le chien atteint perd ses poils, surtout autour des yeux et sur le museau. Il est abattu, maigrit alors qu’il peut garder appétit. Progressivement, d’autres symptômes se déclarent : alopécie du tronc et de la tête, ulcères cutanés, squamosis…

La maladie évolue lentement. Sans traitement (celui-ci est long et fait partie des prises en charge de l’assurance santé animale), cette pathologie est souvent fatale. Le chien peut aussi être porteur de la maladie sans la déclarer. Mais il risque toutefois de la transmettre. Si les cas restent rares, la transmission du chien à l’Homme est possible. Celle-ci peut aussi se déclencher plus tard dans la vie de l’animal porteur.

Vaccin : une protection supplémentaire

Il existe désormais un vaccin, venant renforcer les mesures de protection que l’on peut mettre en place pour éviter les risques. Ce vaccin est conseillé chez les chiens résidant dans les zones à risques, mais aussi à ceux s’y rendant en compagnie de leurs maîtres. Même s’il n’assure pas une protection à 100% contre la maladie, c’est une arme supplémentaire à ne pas négliger. Un dépistage (test rapide) avant la vaccination, dès 6 mois, sera effectué afin de savoir si l’animal n’est pas porteur de la maladie.

La primovaccination consiste en trois injections à trois semaines d’intervalle, puis ensuite un rappel annuel. Il faut donc s’y prendre à l’avance si l’on souhaite protéger son chien à temps en vue d’un déplacement. Mais aussi tenir compte de ce délai si l’on réside dans une zone à risque.

En plus de vaccin et pour lutter contre le risque de transmission de leishmaniose, il est conseillé de traiter également le chien avec un insecticide contre les piqûres de phlébotomes (un antiparasitaire spécifique que l’on peut demander au vétérinaire) et, autant que faire se peut, de rentrer l’animal à la nuit tombée.


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