Le chien de pure race se porte bien

Le nombre de chiens de « pure race » a encore augmenté sur la période 2011-2012, un signe d’une quête de « qualité » recherchée par les futurs maîtres.

207.987 chiens avec pedigree (donc inscrits au LOF, Livre des origines français) sont nés en 2012 d’après les dernières statistiques de la SCC (Société Centrale Canine). Soit une augmentation de + 2,5 % par rapport à l’année précédente.

S’assurer de la traçabilité

Cela témoigne d’une demande de « qualité » de la part des futurs maîtres.

Acheter un chien inscrit au LOF ne met pas à l’abri des maladies. Cela permet aux maîtres de connaître d’où vient le chiot et d’avoir une traçabilité parfois absente en passant par d’autres filières (marchands de chiens).

En s’adressant à des éleveurs sélectionneurs plus sérieux que d’autres, le maître peut s’assurer de la bonne socialisation du chiot, une étape déterminante pour la suite du point de vue du comportement.

En matière de santé, il existe également des tests génétiques permettant aux éleveurs d’éloigner de la reproduction les chiens qui ne sont pas indemnes.

S’il y a transmission de maladies (dont les frais doivent être assurées par le maître), entrent dans le cadre des exclusions des contrats d’assurance santé animale.

Acheter un chien en connaissance de cause

Le législateur a aussi souhaité encadrer davantage la vente d’animaux domestique, en vue d’assainir le marché. Il y a eu la loi de janvier 1999 pour laquelle le volet le plus connu est celui sur les chiens dits « dangereux », mais qui ne constitue qu’une partie du texte.

Plus récemment, l’arrêté du 31 juillet 2012 (entré en application au 1er janvier 2013) vise une meilleure transparence. Il porte principalement sur les modalités d’information et sur les mentions essentielles devant figurer sur les équipements utilisés lors de la présentation et de la cession d’animaux de compagnie. Que celle-ci soit à titre onéreux ou gratuit.

Ainsi, pour une meilleure information du futur maître, celui-ci doit pouvoir trouver certaines informations claires : le nom de l’espèce, la mention « race » ne pouvant être utilisée que pour des animaux avec papiers, c’est-à-dire inscrits à un livre des origines (félines, canines, etc.).

Si l’animal ne dispose pas d’un pedigree, la « mention « n’appartient pas à une race » doit être signalée. De même, en utilisant le terme « d’apparence » suivie du nom d’une race, cela implique que le cédant peut garantir l’apparence morphologique de cette race à l’âge adulte.

Le numéro d’identification (obligatoire) doit également être visible, tout comme le lieu de naissance.

Avoir une estimation du budget

D’autres informations doivent être portées à la connaissance du futur maître : longévité moyenne de l’espèce en tenant compte des spécificités de la race ; taille et format de la race ou l’apparence raciale à l’âge adulte pour les chiens ; estimation du coût d’entretien moyen annuel de l’animal, hors frais de santé ; mode de vie, etc.

Concernant les chiens, un document doit donner des conseils d’éducation, socialisation, ainsi que des conseils relatifs à la prévention des risques de morsures.

Enfin, concernant les chiens dits « dangereux » tels que définis par la loi de janvier 1999, le futur maître doit connaître les obligations auxquelles il devra répondre pour être en règle (port de la muselière dans les lieux publics, permis de détention, évaluation comportementale du chien, assurance responsabilité civile, déclaration en mairie du lieu de résidence, etc.).


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