Santé animale : éviter tout contact des chiens et chats avec les chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires représentent un véritable danger pour l’homme, mais aussi les animaux domestiques. A la faveur du réchauffement climatique, on les rencontre un peu partout en France, y compris dans les villes.

Dès février, les chenilles processionnaires descendent des arbres et entament leur procession… en file indienne, d’où leur nom.

Chaque année, avant qu’elles n’entament leur descente au sol, il convient de détruire les nids qu’elles tissent dans les arbres (pins ou encore chênes, car il existe des chenilles processionnaires pour ces deux espèces).

En prenant de nombreuses précautions (gants, masque…). Il est possible de se procurer des éco-pièges pour éliminer les nids. Une opération qui sera généralement à renouveler chaque année, car on ne s’en débarrasse pas une fois pour toute.

Si on les repère déjà au sol on peut les brûler, tout en étant là aussi très prudent.

Il est aussi possible de faire appel à des professionnels, parfois par le biais des services techniques des mairies.

Un grand danger pour le chien et le chat

Les poils urticants des chenilles processionnaires peuvent être à l’origine d’allergies plus ou moins sévères chez l’homme.

Le danger pour le chien ou le chat est lorsqu’il s’en approche trop près (contact avec la peau, les yeux, la truffe), par curiosité, pour ‘’jouer’’. Et pire encore lorsqu’il la prend en bouche.

Cela constitue une véritable urgence vétérinaire que prend en charge l’assurance santé animale.

Le chien ou le chat doit être conduit chez le vétérinaire sans attendre, car les séquelles sont lourdes et peuvent aller jusqu’à une nécrose de la langue.

S’en suivra un lourd handicap pour l’animal qui outre les graves blessures infligées aura des difficultés pour s’alimenter et s’abreuver.

Les chercheurs de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) s’inquiètent de la prolifération de ces nuisibles : « La chenille processionnaire du pin est en passe de conquérir la presque totalité du territoire français à l’exception des zones froides d’altitudes très élevées ou au nord. Remontant du sud vers le nord à la faveur du changement climatique, cette espèce invasive constitue un véritable sujet de préoccupation sociétale. »

 Tenir son chien en laisse dans certains endroits

Le front avance en moyenne 5 kilomètres tous les ans, d’après les chercheurs de l’unité de recherche de Zoologie forestière qui suivent cette évolution.

Au total, en quelque 20 ou 30 ans, la chenille s’est emparée d’environ 100 000 km2 de territoire français.

Les chenilles processionnaires ne se cantonnent donc plus uniquement au sud de la France. Ni dans les campagnes.

« C’est dans la ville que la chenille processionnaire du pin est susceptible d’affecter un plus grand nombre de personnes et d’animaux. C’est aussi là qu’elle est le plus difficile à combattre… », assure-t-on encore à l’INRA.

Par exemple à Marseille, une soixantaine d’éco-pièges vont être posés dans le parc national des Calanques à Port-Pin, Sormiou et Morgiou.

Le Parc met par ailleurs en garde les visiteurs.

Jusqu’à fin mars, il est ainsi vivement conseillé d’éviter les balades dans les Calanques et de tenir son chien en laisse.

Une précaution qui doit être appliquée lors de toute sortie dans les lieux où l’on risque de croiser la route de chenilles processionnaires.


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