Santé animale : « Gare à la rage », la campagne du ministère avant les vacances

Le ministère de l’Agriculture lance une campagne de sensibilisation pour rappeler aux voyageurs qu’ils ne doivent pas rapporter d’animaux des pays affectés par la rage. Il est également rappeler à cette occasion les démarches à effectuer avant de voyager à l’étranger avec son animal.

Depuis 2001, 11 cas de rage ont été importés en France, alors que la maladie est absente du territoire national, ce qui n’est pas le cas de très nombreux autres pays*. En France, le dernier cas remonte à mai 2015 avec un chien importé de manière illégale des pays de l’Est en France. Le chien avait contracté la rage lors d’un séjour en Afrique du nord avant d’être ramené sur notre territoire. 24 personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le chien ont été vaccinées. Et 3 animaux ont été euthanasiés car présentant des symptômes. Après examen, il s’est avéré qu’ils n’étaient pas porteurs du virus de la rage. Mais d’où l’importance de faire vacciner son chien, chat ou furet, même si l’on ne sort pas de notre territoire, mais que celui-ci présente des risques de fugue ou a accès à l’extérieur. Le vaccin contre la rage, valide 21 jours après la première injection (avec un rappel annuel tous les ans) peut être financé à l’aide du forfait prévention contenu dans certaines formules d’assurance santé animale.

Ne pas toucher aux animaux errants

La campagne rappelle donc dans une premier temps la conduite à tenir face à des animaux « croisés » lors de ses vacances : « Lors d’un séjour à l’étranger, il est fortement recommandé de ne pas toucher d’animal errant et de ne pas ramener d’animal d’un pays à risque. Un animal ramené illégalement peut être infecté et peut contaminer », indique le ministère.

Avant de partir avec son chien ou chat à l’étranger

La campagne rappelle ensuite les démarches à effectuer impérativement avant de voyager à l’étranger avec son animal :

– il convient de prendre contact avec le vétérinaire 4 mois avant le départ,

– l’animal doit être identifié par son passeport européen,

– les vaccins de l’animal doivent être à jour,

– une prise de sang est nécessaire pour les pays à risque.

Suivant le lieu de destination, les obligations ne sont pas les mêmes et les renseignements peuvent être obtenus auprès de son vétérinaire ou encore des ambassades, entre autres.

Et de retour en France ?

Au retour en France, il faut impérativement présenter son animal de compagnie aux autorités douanières. Le non‐respect des obligations réglementaires est passible de sanctions pénales (article L237‐3 du Code rural et de la pêche maritime).

« Les vétérinaires sont en première ligne pour détecter des cas de rage et accompagner les propriétaires d’animaux en matière de prévention » ; indique encore la campagne du ministère. « Lorsque celle‐ci fait défaut, les conséquences sanitaires peuvent être très graves. »

*Pour consulter la liste des pays à risque, visiter le site du ministère http://agriculture.gouv.fr/transport


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