Assurance emprunteur : les points chauds de la rénégociation sur la convention Aeras

Le 22 janvier prochain, les négociations sur les nouveaux contours de la convention s’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé (Aeras) vont s’ouvrir. Certaines associations, au premier rang desquelles le Comité interassociatif sur la santé (Ciss), conditionnent d’ores et déjà leur signature à l’amélioration de plusieurs points qui avaient pêché dans la première version.

A l’occasion de la présentation de son plan anti-cancer, le 2 novembre dernier, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, avait appelé de ses vœux à une renégociation de la convention Aeras. Il avait alors estimé « inacceptable que des patients ne puissent s’assurer ou emprunter dans les meilleures conditions possibles. »

Message reçu par les associations qui retrouveront les représentants de l’État, des assurances et des banques autour de la table de négociation. Certaines d’entre elles, comme le Ciss, annoncent d’ailleurs la couleur en insistant sur plusieurs points essentiels qui devront être débattus. Il s’agit principalement de « l’élargissement de la convention au risque d’invalidité, d’un meilleur financement des mécanismes d’écrétage et de mutualisation des surprimes. » souligne un communiqué du Ciss. Autre point crucial : « l’harmonisation des questionnaires médicaux dans l’optique, notamment, d’une toujours plus grande objectivation de l’évaluation du risque santé. »

Le Ciss tient à rappeler que sa signature n’est pas automatique car en l’état, « les conditions d’assurabilité des personnes présentant un risque de santé aggravé restent préoccupantes. » Les discussions promettent donc d’être enflammées. Premiers éléments de réponse vendredi 22 janvier, date officielle de l’ouverture des négociations sur les contours de la convention Aeras, nouvelle version.


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