Société : les jeunes connaissent mal l’assurance emprunteur

Alors que 27% des 25-35 ans envisagent d’acheter un logement principal en 2015 et que la loi Hamon rend possible de faire jouer la concurrence pour l’assurance emprunteur, les jeunes deviennent une cible pour le secteur. 

28% des 18-35 indiquent avoir l’intention d’acheter un logement principal, le ratio passe même à 27% pour les 25-35 ans. Près d’un jeune sur trois pense que l’assurance emprunteur est facultative révèle une enquête IFOP publiée par l’assureur April.

Aucun texte ne prévoit expressément que l’on doive souscrire une assurance de prêt lorsque l’on contracte un crédit immobilier. Pour autant, à moins d’un apport très conséquent par rapport au montant du crédit demandé, l’ensemble des banques demande de souscrire une assurance de prêt, pour protéger l’établissement bancaire mais aussi l’emprunteur lui-même, en cas de coup de dur. Il s’agit là d’une vraie sécurité.” commente Roger Mainguy, directeur général d’April Santé Prévoyance. La proportion des jeunes (30%) qui pense qu’elle est facultative révèle donc une méconnaissance quant à la réalité des faits.

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Cette méconnaissance vient surtout du fait que “l’assurance emprunteur n’est pas une priorité chez les jeunes. Ils cherchent d’abord à trouver le logement de leur rêve puis ensuite tentent de décrocher leur prêt, l’assurance vient donc en dernier.

Il reste donc beaucoup de travail à faire pour ce qui est de l’information des jeunes“, explique le directeur général. En demandant aux jeunes d’estimer le coût d’une assurance de prêt sur la base d’un emprunt de 150 000 € sur 20 ans, 21 % pensent qu’il est inférieur à 1 500 €, 49 % qu’il se situe entre 1 500 € et 5 000 €, 22 % entre 5 000€ et 10 000 € et seulement 9 % au dessus de 10 000 €. Pourtant, sur cette base de crédit, en fonction de l’âge, de la profession et des habitudes de vie, le montant moyen d’une assurance de prêt contracté en banque varie aujourd’hui entre 5 520 € et 12 600 €

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En faisant jouer la concurrence, les jeunes primo-accédants peuvent faire jusqu’à 8.000 euros d’économies. De fait, la mutualisation leur est défavorable car malgré le fait que leur risque de problèmes de santé et de mortalité soit faible, ils paient pour les emprunteurs plus âgés dont le risque est plus élevés afin que ces derniers paient un peu moins. C’est le principe même de mutualisation.

Ainsi négocier leur assurance emprunteur et chercher un assureur qui couvrirait plus de jeunes que de personnes âgées permet de revoir à la baisse le coût même de l’assurance.


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