Assurance / Insolite : Assurer le Père Noël couterait 30M d’euros

Le courtier Aon s'est amusé à lister les risques auxquels était exposé le Père Noël pour remplir sa mission le soir du réveillon. Sa prime d'assurance avoisinerait 30M d'euros.

Le courtier Aon s’est amusé à lister les risques auxquels était exposé le Père Noël pour remplir sa mission le soir du réveillon. Sa prime d’assurance avoisinerait 30M d’euros.

A près de 30M d’euros de primes d’assurance, le Père Noël est un client que les compagnies d’assurance pourraient s’arracher. Son activité n’est pourtant pas sans risque, même si depuis qu’il officie aucun sinistre n’a été recensé. Il a toujours rempli sa mission sans faillir. Mais le mot « jamais » n’existe pas dans le lexique assurantiel lorsque l’on parle de risque.

Assurer sa barbe

Le courtier Aon a recensé tous les risques auxquels le Père Noël était exposé. Et pour ceux qui en doutaient encore, être le Père Noël, n’est pas de tout repos. Pour livrer les cadeaux aux quatre coins du globe, il se déplace dans le ciel en traineau. Sa couverture devrait donc inclure une assurance aéronautique pour couvrir les éventuelles chutes de cadeaux sur des tiers et les dommages à son véhicule.

En outre, que serait le Père Noël sans sa barbe ? A l’image de certaines stars du showbiz qui assurent des parties de leur corps, il pourrait tout à fait se couvrir contre un accident qui surviendrait à sa barbe juste avant de partir livrer les jouets aux enfants. Aon a aussi pensé à une protection des données collectées. Il reçoit en effet les listes des enfants avec toutes les informations pour les livrer.

Le Père Noël exposé à la piraterie

Une assurance transport pour ses marchandises serait aussi incluse, surtout en ces temps où les actes de piraterie se multiplient sur le globe. Un contrat « homme clé » pourrait également lui être proposé. Les rennes ont aussi le droit à leur couverture. Après tout, ce sont eux qui remorquent le traineau et tous les cadeaux non stop dans la nuit du 24 au 25 décembre.

Comme toujours en assurance, la responsabilité civile est de rigueur, surtout lorsque l’on atterrit sur les toits et se faufile dans les cheminées pour déposer les cadeaux au pied du sapin. Même s’ il est maintenant rodé à cette gymnastique, il n’est pas à l’abri d’endommager les immeubles sur lesquels il se pose.

Une prime moins cher qu’en 2008

Aon serait prêt à lui proposer une assurance pour couvrir les défauts de livraison de ses fournisseurs. Cela pourrait causer du retard dans la fabrication des jouets. Enfin, peut-être le plus important pour tous ceux qui attendent avec impatience de déballer les cadeaux, une assurance contre le vol paraît indispensable. Tous ces jouets entreposés attirent la convoitise des voleurs sans scrupules.

Toutes ces couvertures couteraient donc la bagatelle de 30M d’euros au Père Noël. Aon précise que c’est environ 6M d’euros de moins qu’il y a deux ans. Aucun sinistre n’a été enregistré depuis et le marché de l’assurance des risques internationaux est resté relativement stable. La somme demeure toutefois exorbitante. Après tout il serait logique que les assureurs lui en fassent cadeau. Eux aussi profitent de la bonhommie du Père Noël.


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