Assurance retraite / Réforme : Etude de la prise en compte de la Pénibilité et des polypensionnés

Le ministre du Travail, Eric Woerth, affirme dimanche dans le JDD qu’il va “continuer à travailler jusqu’à l’automne” sur la réforme des retraites notamment pour voir s’il est possible de tenir compte de certains risques dans la pénibilité et du cas des polypensionné.

“Le président de la République m’a demandé de continuer à travailler jusqu’à l’automne, en concertation avec les syndicats. Les partenaires sociaux que j’ai vus cette semaine ont souhaité que le texte aille plus loin sur la pénibilité. Il s’agit de savoir comment tenir compte de certains risques, par exemple, l’exposition aux produits chimiques ou le port de charges lourdes”, dit-il. Il fait cependant valoir que “le texte prévoit un carnet de santé au travail individuel, où ces cas de figure seront enregistrés”.

Pour les Français qui relèvent de plusieurs régimes de retraite, “ces polypensionnés peuvent être pénalisés par les modalités de calculs de la retraite, nous allons regarder s’il est possible d’avancer sur ce plan”, ajoute M. Woerth. Affirmant qu’”aucun syndicat ne conteste la nécessité d’une réforme”, le ministre ajoute que la concertation “nous a beaucoup servis” car “nous avons évolué notamment sur la pénibilité, les carrières longues et les recettes”.

Alors que plusieurs sondages montrent qu’une majorité de Français juge la réforme envisagée injuste, le ministre du Travail lance que “le projet du PS ne leur semble ni plus juste, ni plus protecteur, ni plus efficace”. “Ce qui aurait été profondément injuste, c’est de baisser les pensions, d’augmenter les impôts pour tout le monde ou de ne pas tenir compte de la pénibilité. Notre projet échappe à ces injustices”, dit-il. “Les pensions n’ont jamais baissé et ne baisseront en aucun cas avec notre réforme !”, selon lui. Il assure que “le report de deux ans de l’âge de la retraite évite 20 milliards d’euros d’impôts supplémentaires” et qu’”en 2015, sur 700.000 personnes prenant leur retraite, 100.000 salariés qui ont commencé très jeunes ou qui seront dans notre dispositif sur la pénibilité conserveront le départ à 60 ans”.

Le ministre assure que la réforme est “bouclée financièrement” et que “nous aurons supprimé le déficit des retraites en 2018”. “La question des 15,6 milliards (issus du déficit de l’Etat ndlr) est très simple : ce n’est pas une dépense nouvelle, c’est l’effort de l’Etat ces dernières années pour les retraites de ses fonctionnaires. Sans cette réforme, il passerait à 22 milliards, ce seraient 7 milliards d’impôts en supplément”, lance-t-il.

AFP, PARIS, 19 juin 2010


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