Enquête/Assurance retraite: Les entrepreneurs s’intéressent à leur retraite, et moins à celle de leurs salariés

Deux entrepreneurs sur trois s'intéressent au débat public sur les retraites. Rien d'étonnant au vu des enjeux qui se jouent dans l'hémicycle et dans la rue. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils s'impliquent dans l'accompagnement de leurs collaborateurs selon une étude LH2 pour Swiss Life.

Deux entrepreneurs sur trois s’intéressent au débat public sur les retraites. Rien d’étonnant au vu des enjeux qui se jouent dans l’hémicycle et dans la rue. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils s’impliquent dans l’accompagnement de leurs collaborateurs selon une étude LH2 pour Swiss Life.

67% des entrepreneurs interrogés* dans le cadre de l’étude LH2 « posture et perception des dirigeants à l’égard de leur retraite et celle de leurs salariés » se disent intéressés par le débat public sur les retraites. Ils sont d’ailleurs 58% à se dire inciter à souscrire une complémentaire retraite en raison des discussions qui ont actuellement lieu sur la réforme. La préparation de la retraite est d’ailleurs un sujet prioritaire pour 3 sondés sur 5.

Ils réclament toutefois une simplification du cadre légal qui régit l’épargne retraite et des incitations fiscales ou sociales pour franchir le pas selon l’enquête, même si les deux tiers des dirigeants ont d’ores et déjà entamé des démarches pour se constituer une retraite supplémentaire.

En revanche dans leur politique de ressources humaines, les dirigeants sont nettement moins impliqués dans l’accompagnement de leurs salariés. 77 d’entre eux ne traitent tout simplement pas la question et n’en font pas un priorité au sein de leur entreprise. Cela tient peut-être au fait que 91% n’ont jamais été consulté par un de leurs collaborateurs sur cette problématique en particulier. Par voie de conséquence, ils sont très peu à avoir mis en place des systèmes de retraites complémentaires dans leur structure, à peine 19%.

Mais pour Éric Baron, directeur général de Swiss Life Assurance et Patrimoine, la tendance devrait être à la croissance des ces dispositifs dans les petites entreprises. « Le financement des retraites passe nécessairement par les entreprises. A l’avenir, les PME en feront un outil d’attraction et de fidélisation des talents, un élément de rémunération au même titre que le salaire, l’assurance santé et la prévoyance. Le dialogue entre dirigeants et collaborateurs sur cet enjeu est amené à se développer car la sécurisation des retraites sera un critère distinctif des entreprises socialement responsables ».

*Étude réalisée par téléphone, auprès d’un échantillon représentatif de 170 dirigeants d’entreprises de moins de 200 salariés (hors secteur public) du 26 au 30 juillet 2010.


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